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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:21

Quand on est la seule femme d'un groupe, on est malgré soi LA FEMME. Nos actions et paroles seront interprétées comme du fait des femmes en général. La plupart des membres du groupe utiliseront leur ressenti pour tirer de larges conclusions sur les femmes, et surtout sur les différences hommes-femmes, sans se preoccuper des differences individuelles. Dans tous les domaines:

"Les filles c'est des pleureuses quand même, il y en avait une dans mon club d'athlétisme, toujours à se plaindre quand il pleuvait."

"Les femmes ça fait toujours des histoires. Il y en a une dans mon bureau, elle est toujours à parler dans le dos des gens"

"Les nanas, l'égalité c'est quand ça les arrange. Il y en a une dans mon équipe, elle veut jamais porter un carton, même un petit."

"Les femmes elles sont quand même moins courageuses que les hommes, il y en avait une dans mon assoce de VTT, elles voulait jamais faire les descentes à fond.

 

 

Que faire alors? A moins de parrainer le plus de copines possibles dans le groupe pour démontrer que les femmes ont des personnalités aussi diverses que les hommes, je pense qu'il n'y a pas d'autre choix que d'endosser ce rôle de représentante du genre féminin.

 

Je fais/j'ai fait pas mal de sport ou de rando avec des mecs, et je dois avouer que j'essaie d'eviter a tout prix de me conformer aux stéréotypes: je ne me plains jamais d'avoir mal, d'être fatiguée ou d'avoir chaud/froid/humide, je suis volontaire pour porter l'équipement, je vais au contact pendant l'entraînement, je n'admets jamais avoir peur et je ne refuse jamais de faire l'exercice en premier si on me propose. Et ces deux derniers ne sont pas simples : je flippe facilement, et j'appréhende assez le regard des autres.

 

Vous pensez que j'enfonce des portes ouvertes, car c'est la base de la vie en société, de se conformer aux règles du groupe? Tout à fait. Mais des femmes exigent encore d'être traitées différemment sans reelle raison (on ne peut pas tous porter les caisses lourdes, mais tout le monde peut participer au rangement...), tout comme nombre d'hommes insistent pour réserver des traitement différents aux femmes. J'en avais parlé ici.

 

Ou alors vous pensez que je ne m'autorise pas à être moi-même au nom de principes féministes à deux balles, et que c'est complétement idiot? Peut-etre, mais laissez-moi me defendre. Oui, c'est injuste, car il y a des hommes qui se plaignent, qui sont feignants et froussards. Oui, ça confirme que les femmes doivent toujours faire plus pour être reconnues et acceptées, et oui, quelque part je ne fais que perpétuer ça. Mais il s'avère qu'en sortant de ma zone de confort, j'ai découvert pas mal de choses sur moi.

Que je surestime au moins autant les risques, que je sous-estime ma résistance à la peur.

Que ma force physique est plus importante que je ne me l'imagine.

Que quand je crois que je ne peux plus, je peux encore un peu.

Que je me sens moins mal à l'aise quand j'arrive à l'entraînement avec du poil aux pattes mais à l'heure, qu'en retard pour cause d'épilation de dernière minute (j'aurais pas cru).

Et que personne ne s'écroule de rire quand je mène l'échauffement ou le jeu.

 

C'est bien en essayant de m'affranchir de comportements soi-disant "féminins" que je parviens à être (un peu plus) moi-même. Alors si en plus mes petits camarades oublient leurs préjugés sexistes, pourquoi se priver?

 

http://image.toutlecine.com/photos/m/u/l/mulan-1998-07-g.jpg

 Image trouvée ici

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 20:17

J'ai souvent été la seule fille.

Le cliché des machos qui défendent leur domaine a vécu. Il reste bien quelques abrutis, mais la plupart du temps, les sportives sont bien accueillies au sein d'un groupe masculin. J'ai souvent parlé de la sensation très gratifiante que procure le fait de pratiquer un sport "traditionnellement masculin". C'est encore plus gratifiant de le faire au sein d'un groupe de garçons. Les gars sont souvent très fiers d'annoncer qu'ils ont une femme parmi eux. Il y a encore quelques annees, toute à la joie d’être "une sacrée nana!", "une warrior", on en vient a considérer le très étrange "mais toi t'es pas vraiment une fille!" comme le compliment ultime.

Et moi qui croyait alors, femme parmi les hommes, brandir l’étendard du féminisme, je ne faisais en fait que desservir la cause.

Parce que je croyais qu'aimer me rouler dans la boue ou revenir avec des bleus faisait de moi quelqu'un de plus intéressant que si je faisais des saltos en justaucorps (en oubliant que j'ai jamais réussi un poirier)

Les filles c'est que des gonzesses, d'abord.

Parce que je croyais alors que moi seule avait su me libérer des préjugés pour pratiquer une activité qui me plaît vraiment, pas une qui m'ait été imposée par les stéréotypes (dire "stéréotypes" avec un mépris glacial).

MOI seule sait.

Parce que je croyais que pratiquer un sport "de mec" me plaçait au-dessus des autres.

Les trucs "de filles"? Juste bon pour les filles.

Bien contente qu'on ne me demande pas de trucs trop durs (gardien de but, les combats les plus longs, ouvrir les voies en tete...) sous prétexte que j’étais une fille (bonjour la warrior à deux balles, en fait) , je ne voyais pas que pour un statut de "princesse", j'avais un vestiaire pourri et que j'avais rarement voix au chapitre. Je sentais bien aussi que si je voulais garder ce statut de "chouchoute", je n'avais pas vraiment intérêt à ce que d'autres camarades féminines me rejoignent (je n'allais plus être la star...), sans vraiment comprendre le mécanisme à l'oeuvre: l'incessante concurrence entre femmes qui fait oublier toute vélléité de solidarité à celle qui s'est vue décerner quelques bons points par les hommes.

J'ai compris plus tard, d'un coup, tout ce que cette attitude avait d'égoïste et de sexiste.

 

Depuis, je suis souvent la seule fille.

Mais je tiens à mener l'echauffement, a faire gardienne de but à mon tour, et à porter le matériel. Je n'hésite plus à réclamer la balle quand je suis démarquée, ni à donner mon avis lorsqu'il y a conflit. ça a coincé au début, et puis ils s'y sont fait. Après tout, on obtient finalement le statut que l'on se donne soi-même...

Et j'emmène toutes les copines que je réussis à convaincre de venir. Je ne râle même pas (pas trop fort) si elles jouent mieux que moi (et ça arrive souvent). Peut-être même qu'un jour je mettrais un mouchoir sur ma fierté j'arriverai à les accompagner à la zumba malgré mon incapacité à reproduire un mouvement ...  Bon. Si les garçons viennent aussi alors.

 

 

 

 

 

 

 

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 18:17

Championne olympique, ultra-dominatrice depuis 4 ans sur le circuit féminin, la skieuse Lindsey Vonn a émis le désir de descendre les pistes réservées aux hommes. La FIS (Fédé International de Ski) a refusé sa requête, mais je m'octroie le droit de la commenter quand même, puisque je trouve enfin le temps de le faire...

 

Sans surprise aucune a pu assister à un florilège de déclaration moqueuses, voire franchement insutantes. Cet article en est la quintessence.

Tout y est: le procès en crédibilité "elle ne se rend pas compte", la dévalorisation "ce sera la piste la plus facile de la saison pour nous", l'instant Eric Zemmour "personne n'ose le dire mais il y a un gros écart entre garçons et filles", la remise à sa place "c'est insultant pour les autres filles"  et enfin le souhait franchement exprimé de la voir se planter: "J'espère qu'elle aura une piste bien difficile pour qu'elle comprenne".

 

Pour moi, l'intéressant n'est pas de savoir si une skieuse peut égaler un skieur, mais ce que ce genre de discours sous-tend. Pour moi, ces déclarations révèlent, outre un manque de correction crasse qui peut prêter à rire quand on se confie à un journal, la plus grande peur de se faire passer devant par une femme. En effet, si aucun doute n'était permis, il aurait pu se contenter de hausser les épaules et de dire "qu'elle essaie, on verra bien".

Mais l'article termine par "Tout ça, c'est marrant mais il ne faut pas que ça s'éternise." Je ne connais pas les performances de ce monsieur, mais j'ai l'impression que la simple idée d'une comparaison possible entre lui et une skieuse lui est insupportable

 

Sans doute lui a-t-on répété depuis son enfance que les petits garçons ça ne pleure pas, c'est bon pour les filles!  Qu'il ne faut pas qu'il ait peur ou froid., t'es pas une chochotte quand même? Ou encore qu'il ne devrait pas sentir la fatigue ou la douleur... on n'est pas des gonzesses, merde.

 

 

Comment peut-on apprendre la mixité si on continue à apprendre aux garçons à n'être surtout pas des filles?

 

 

http://images.lpcdn.ca/435x290/201101/21/231689-lindsey-vonn.jpgPhoto trouvée ici

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 18:37

C'est une première dans l'athlétisme où les compétitions ont toujours été mixtes. Le but recherché est de mettre en lumière les athlètes féminines, un peu plus que dans les meetings traditionnels où les hommes leur volent souvent, il est vrai, la vedette. L'intention est louable, le niveau sera relevé (la sprinteuse française Myriam Soumaré, la sauteuse belge Tia Hellebaut) mais je ne suis pas sûre d'adhérer à 100% à cette idée.

Déjà j'ai la désagréable impression que l'on fait la charité à des sportives de haut niveau.

Et au milieu d'un programme sportif dense, est-il judicieux d'ajouter un événement plutôt que de faire en sorte que les femmes soient mieux mises en valeur dans les compétitions classiques?

Ainsi personne n'a jamais osé remettre en cause la programmation des épreuves qui placent la finale du 100m masculin à l'heure de plus grande écoute, le 100m féminin se voyant relégué à une place où l'audience est en principe moindre.

Personne n'a jamais non plus essayé de faire sérieusement pression sur les chaîne de télévision pour imposer la parité dans les images diffusées et les épreuves suivies.

On n'en finit plus de protester contre les commentateurs qui s'obstinent à louer la beauté des sportives plutôt que leurs qualités de compétitrices, sans que ce soit suivi d'effet.

On se moque de qui?

 

Effectivement, le prix d'entrée est peu élevé et permettra à de nombreuses personnes de venir applaudir les athlètes. Et si elles donnent envie à des jeunes filles de se mettre à l'athlé, ce sera toujours ça de gagné. Mais je ne pense pas que ce meeting puisse avoir une dimension supplémentaire.

 

http://www.valdoise.fr/uploads/Image/6b/IMF_COLONNEGAUCHE_WEB_CHEMIN_43984_1328258077.jpg

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 19:02

Vous vous en rappelez peut-être (ou pas), mais j'avais abordé le sujet des salles de sport réservées aux femmes il y a quelque temps. Je n'étais pas convaincue: je n'aime pas l'idée que seule la "fuite" des femmes permette d'éviter les dragueurs intempestifs ou la "honte" d'afficher ses bourrelets devant les hommes. Mais le changement de mentalité ça ne fait pas gagner autant d'argent que d'ouvrir des salles réservées aux femmes, sans compter que si plus personne n'a honte de ses bourrelets beaucoup moins de monde ira se faire suer là-dedans.

 

Ici en Finlande, pour des raisons aussi diverses que la météo quelque peu hostile, et des maux de dos nécessitant quelques renforcements, je me suis mise à fréquenter la salle de sport près de chez moi, qui comporte toute une salle avec des appareils réservés aux femmes. Sur le moment, j'ai râlée, déçue que même en Finlande ou j'imaginais une égalité des sexes accrue (ce n'est pas forcément vrai dans tous les domaines) on cède à ce genre de mode.

Après l'échauffement je me suis donc résolument dirigée vers les appareils mixtes.

Puis je suis partie dans la direction opposée.

La perspective de faire mignonnement quelques séries de chaise romaine à proximité de grands colosses blonds beuglant sous le poids de leurs haltères m'a un peu refroidie. Pourtant il y avait des nanas! Mais, très aguerries, gants de muscu, très concentrées, faisant les mouvements à la perfection. Pour moi, qui en suis encore à regarder les schémas pour savoir comment on se sert des machines (sans compter que je ne parle pas finnois, ce qui me donne l'air encore plus neuneu quand j'essaie de déchiffrer le point n°2 de la notice de la presse) c'est le flip absolu.

C'est donc avec soulagemen, toute honte bue, que j'ai échoué dans la salle réservée aux femmes. Pas grand-monde, et surtout des minettes qui essaient de comprendre les machines. Banco, je ne suis pas la seule! Après avoir conscienceusement réalisé mes séries de muscu dos, j'ai pu m'abîmer à loisir dans la contemplation du mode d'emploi finnois des machines à faire des quadriceps, sans avoir la désagréable impression que Musclor attendait son tour avec impatience.

 

Je précise au passage que la philospohie de cette salle de sport n'est pas la même: il n'est pas question de se soustraire totalement du regard des hommes puisque les salles d'échauffement avec les tapis et les vélos sont mixtes, les cours de gym sont mixtes aussi. Il faut dire qu'en Finlande, on ne se pas fait draguer par des gros lourds.

Je pense sincèrement que cette salle de muscu a été pensée pour fournir un endroit tranquille aux débutantes comme moi ou aux pratiquantes occasionnelles.

C'est vrai que les garçons pourraient aussi souhaiter avoir un endroit comme ça. Mais ne pas avoir confiance en soi et ne pas se sentir légitime surtout quand on débute, est une des conséquences du conditionnement des filles. Je vois dans cette approche la même utilité relatives que les courses à pied exclusivement féminines. Un coup de pouce pour se mettre le pied à l'étrier, pour se sentir en confiance et surtout, à sa place. Pas question de fuir les homme! notre monde est mixte.

 

J'ai donc intérêt à devenir une experte en muscu fissa, histoire de me donner raison et de quitter un jour la salle des débutantes :)

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 19:00

C'est une lectrice qui m'a suggéré par mail d'en parler et je la remercie! J'espère que ça inspirera les profs de sport qui passeront :).

Elle m'expliquait que son fils en sixième trouvait injuste que les barèmes de notation pour l'athlétisme soient plus favorables pour les filles. C'est vrai qu'à cet âge-là les filles sont souvent plus grandes que les garçons; mais d'une façon générale les différentes morphologies sont assez bien réparties dans une classe.

 

La première chose qui me vient à l'esprit est que cela nourrit la frustration des garçons vis-à-vis des filles, qui récupèrent en sport des meilleures notes avec moins d'effort. Pas besoin de donner du grain à moudre à ceux qui estiment qu'une conspiration anti-hommes est à l'origine des moins bons résultats scolaires des garçons.

Ensuite, comme le soulignait ma lectrice, cela a un effet négatif sur les filles qui voient qu'elles sont favorisées, qui voient aussi que ce n'est pas forcément justifié (j'étais la plus grande de ma classe quand j'avais 12 ans, facile de courir vite...). Pas terrible ni pour l'estime de soi ni pour donner le meilleur en sport...

Mais même quand ils s'adressent à des adultes, ces barèmes différenciés ne sont peut-être pas forcément bien fait: par exemple au concours de l'IUFM; l'épreuve du 1500m était vraiment plus facile pour les filles. (je n'ai pas étudié ces barèmes en détail, c'est un ressenti de mes amis): ça ne me semble pas une bonne idée de partir d'une présupposée moins bonne condition physique des femmes. On pourrait se baser sur les minima de la Fédération Française d'athlétisme... (qui sont déjà biaisés pour assurer une participation suffisante des femmes aux championnats locaux). Si la moyenne des notes des garçons est différente de celle des filles, il y a un problème de toute façon.

Pourquoi ne pas supprimer cette différence au collège pour ne la rétablir qu'au lycée, par exemple, en  expliquant quelques données physiologiques aux élèves pour les convaincre du bien-fondé de celles-ci?

Ou bien, en plus, séparer garçons et filles en athlétisme, histoire de ne pas donner lieu à des comparaisons démotivantes? Je pense pourtant que c'est formateur pour tous de voir qu'à l'épreuve de course à pied des filles peuvent être en tête... mais un trop grande écart de notation entre un garçon et une fille qui courraient côte à côté peut générer des tensions, bref, pas de réponse à ça...

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 18:00

Le site Femmes de Sport nous apprend les bons résultats des féminines aux derniers championnats du Monde de jiu-jitsu. Et je découvre à cette occasion qu'il existe une catégorie mixte pour les épreuves de démonstration technique.

J'ai trouvé ici cette définition:  Le Duo-System est un travail à deux d'attaques prédéfinies (20 en tout : 5 sur des saisies à une ou deux mains, 5 avec étreintes à la taille ou à la tête, 5 contre des atémis avec la main ou le pied et 5 contre des armes, bâton et couteau). Si les attaques sont connues, les défenses, par contre, sont laissées au libre choix des "combattants"; Il s'agit d'une sorte de chorégraphie et les techniques sont jugées d'après différents critères (précision, vitesse, etc.).

http://www.j3-sports-amilly.com/base/J3/judo/mondejujitsu/podium_malmo2JPG.JPG

Aurore et Nicolas Perea, ici aux championnats du Monde 2008 où ils finissaient 3e, ont à nouveau remporté le bronze cette année.  Photo trouvée ici

 

Ce qui se rapproche un peu des katas de judo sauf que tout y est programmé, attaque comme défense. Et il est vrai que l'on pouvait indifféremment se présenter devant le jury en paire mixte ou non. Il fallait tout de même essayer d'avoir un partenaire de poids équivalent...donc les nanas très menues et les mecs très baraqués étaient peu représentés dans ces paires mixtes.

A l'époque où je pratiquais le judo, il y avait toujours un peu plus de femmes aux cours de jiu-jitsu voisin que de notre côté. La plupart étaient des débutantes adultes, attirées par la souplesse du jiu-jitsu et la perspective d'acquérir quelques notions de self-défense. Moi je trouvais ça joli, très joli, mais ça me gênait de devoir arrêter mes atemi (coups) et mes clés en entraînement, je redoutais de ne pas y arriver et de blesser mon partenaire. Au judo les bourrins!

En général, on s'échauffait avec les jiu-jitsukas avant nos exercices respectifs. Mais parfois, les coachs décidaient de nous faire combattre ensemble; filles comme garçons, ils étaient assez insaisissables et effectivement très souples dans leur pratique. Il faut savoir que ces deux disciplines sont étroitement liées: certains katas sont commun au judo et au jiu-jitsu, et on garde sa couleur de ceinture si l'on veut passer de l'un à l'autre.

En compétition les duo-system féminins, masculins et mixtes font l'objet de trois concours distincts. J'imagine que l'explosivité comme la souplesse ne sont pas les mêmes pour un duo féminin ou masculin. C'est pourquoi la troisième catégorie est vraiment intéressante car elle fait cohabiter des prédispositions un peu différentes. Sans compter la possibilité de pratiquer son sport avec qui bon nous semble, en fonction des affinités sportives et amicales. Bah oui, il existe des clubs où seulement une ou deux nanas sont disposées à faire de la compèt...

Pour finir, j'ai trouvé sur ce sympathique blog tenu par un couple de "vétérans heureux", une vidéo tournée au Tournoi de Paris 2008. C'est beau et ça envoie.

 



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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 09:51

   

Tremplin 94-SOS Femmes

La lutte contre les violences faites aux femmes a été propulsée "Grande cause nationale". Ce qui ne signifie pas que nous, citoyennes et citoyens, devons baisser les bras pour laisser faire seuls les pouvoirs publics.

L'Association Tremplin 94 organise le dimanche 28 novembre une course (10 km) et une marche (4 km) ouvertes à tous et toutes, avec un triple objectif: sensibiliser, rassembler, impulser et poursuivre.

 

En ce qui me concerne ce ne sera pas raisonnable de courir le 10 km pour cause de tout un tas d'autres activités épuisantes qui auront eu lieu avant, mais je risque de ne pas résister au plaisir de faire 4 km en décrassage.

 

Bref, coureurs confirmés ou occasionnels, hommes et femmes, c'est l'occasion de transformer le footing du dimanche en une action citoyenne et solidaire!

 

 

POUR L’ÉGALITE et

CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Le dimanche 28 novembre 2010

à la Base de Loisirs à Créteil

 

Tarif: 10€ pour le 10 km.

L’intégralité des fonds collectés sera reversée

à l’association Tremplin 94–SOS Femmes

pour financer cette opération

 

 

Cet événement est marrainé par Madame Gisèle Halimi,

avocate et militante féministe.

 

Plus d'informations sur

http://www.tremplin94-sosfemmes.org/

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 16:44

Bien sûr, le titre est provocateur puisque je suis convaincue qu'il faudrait atteindre la parité dans ce domaine, tout comme au niveau de l'encadrement. Le sport, ce n'est pas que les sportifs mais aussi tous ceux qui contribuent au bon déroulement de la pratique et partout il faut plus de femmes.

Cette question n'a donc peut-être pas lieu d'être posée mais certains y répondent tout de même. La manière dont est traitée le sujet par les médias me semble très représentative de la manière dont on voit les "pionnières", les femmes qui investissent des secteurs surmasculinisés.

http://www.footofeminin.fr/photo/1779649-2419176.jpg?v=1261516588

Source: Footofeminin.fr

 

L'Equipe.fr salue aujourd'hui la promotion au niveau Fédérale 3 d'une certaine Mme Finck de manière très neutre, si ce n'est l'allusion à son "beau sourire" qui n'est à mon sens pas un critère de sélection au sein du corps arbitral... Ce qui rappelle l'obstination des médias à vouloir toujours rassurer le public quant aux femmes qui osent s'aventurer dans des terres masculines: "rassurez-vous, elle est baisable!"

Par l'odeur du machisme ordinaire alléchée, j'ai un peu farfouillé sur le Net. J'ai trouvé ce billet de Football.fr qui nous expliquait doctement qu'une femme arbitre susicte beaucoup plus de courtoisie de la part des joueurs... quels gentlemen. La seconde partie, plus intéressante, donne la parole à une arbitre qui parle de la difficulté des tests physiques pour les femmes puisque ce sont les mêmes, mais que justement le fait de les avoir réussi suscite le respect au sein de la profession. Il en résulte, nous sommes d'accord, que s'il est normal de remplir les même minimas pour arbitrer des rencontres masculines, que les femmes arbitres ont un niveau physique un peu meilleur rapporté à leur sexe. Ce billet conclut que la présence des femmes peut s'avérer salutaire à l'heure où l'on manque d'"hommes en noir".

Ces 3 points me font penser à tant d'autres domaines où pour légitimer la présence de femmes on se sent obligé d'expliquer quels avantages on y trouverait. Enfin on remarque qu'on ne porte jamais autant attention aux femmes que dans les domaines que les hommes boudent et qu'il faut toujours faire ses preuves pour obtenir de la considération. J'en veux pour exemple ce texte à charge sur les erreurs d'une femme arbitre, que l'auteur transforme en véritable échec de l'arbitrage féminin entier: 'l'arbitrage féminin est-il hors-jeu?" demande-t-il. A l'image de nombreux patrons, qui, confrontés à une mauvaise expérience avec une collaboratrice, en concluent qu'ils n'embaucheront plus jamais de femmes.

Je préfère cet excellente interview d'une arbitre de hand sur la formation des arbitres et les préjugés que rencontrent les femmes (week-ends occupés considérés comme problématiques pour elles mais pas pour les hommes, etc...) . Elle souligne que leur préparation doit être légèrement adaptée car à la différence des hommes elles évolueront dans un environnement qui ne réagira pas de manière neutre à leur présence.

En fait, il faut des femmes arbitres pour les mêmes raison qu'il faut des femmes médecins, des femmes mathématiciennes, des femmes plombier et des femmes policier. Car nous vivons dans un monde composé pour moitié d'hommes et moitié de femmes.

 

 

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 12:30

De plus en plus de salles de sport exclusivement destinées aux femmes se sont ouvertes les dernières années. Je vais tout de suite commencer par dire que je ne parle pas forcément en connaissance de cause parce que je ne fréquente quasi jamais les salles de fitness et de muscu, mais le phénomène m'a semblé intéressant.

 

J'ai un peu fureté sur d'autres blogs et forums pour voir les raisons qui animaient celles qui s'inscrivaient. Effectivement, beaucoup de nanas qui se disent "complexées" se sentent attirées par le concept: au moins l'étude marketing a fonctionné. D'autant plus que certaines salles vont jusqu'à éradiquer les miroirs dans leurs locaux (ce qui n'est pas idiot...) Mais j'ai lu aussi des avis qui trouvent que le regard des autres femmes est lui aussi très cruel, certaines regrettant même qu'il y ait des "minettes" à ces cours ( bah oui, car d'autres viennent pour "éviter la drague"). Il semble que le problème du regard des autres ne soit alors pas totalement résolu, et ne puisse pas l'être à moins d'opter pour des cours individuels.

 

Une autre caractéristique de cette formule me semble plus intéressante. Certaines affirment se sentir mieux dans ces salles car elles partagent la pratique et les objectifs des autres membres. A savoir, une pratique axée sur le plaisir et la santé (même si je trouve le premier inconcevable sur des appareils, mais elles diraient sans doute la même chose de mes propres sports) sans forcer. Différente, donc, de celles des hommes, qui seraient plus concentrés sur la gonflette.

Voici qui m'interpelle car c'est aussi ce que peuvent ressentir des femmes qui se mettent à la course à pied, par exemple: les hommes plus dans la compétition, les femmes dans le plaisir. C'est une tendance que j'ai pu vérifier, mais je connais des femmes qui sont de vraies compétitrices et des hommes qui courent pour le fun...  

Attribuer telle ou telle manière de pratiquer plutôt à un sexe est aussi discriminant que d'estimer que les garçons aiment les maths par exemple. Avec un effet de cercle vicieux, quand chacun essaie de se conformer à ce qui convientdrai à son sexe plutôt que de se demander ce qu'il préfère. Ce qui fait des "laissés pour compte", puisque par exemple beaucoup de mes amis fans de foot ont renoncé à s'inscrire en club car l'ambiance ne leur convenait pas, avec trop de concurrence aggressive et trop peu de solidarité.

 

L'arrivée des femmes dans certaines activités sportives fait naître de nouvelles formes de pratique, et c'est tant mieux. Mais pourquoi les leur réserver? Je pense aux hommes qui aimeraient bénéficier de l'ambiance de ces salles de sports mais qui ne peuvent pas, car on estime qu'ils se plaisent entourés de miroirs à essayer de suer plus que les copains.

 

 

 

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Qui suis-je?

Je suis une sportive amateure un peu touche-à-tout et très accro... Quand je ne suis pas en short, je suis une fervente spectatrice. Mais le sport féminin c'est pas facile à suivre dans les médias: pour une femme, mieux vaut être mignonne que championne. Dans ces conditions, difficile de motiver les copines pour un footing....