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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 18:30

C'est le titre de cette belle affiche éditée par la fédération d'ahtlétisme avec le sourire de la sprinteuse Myriam Soumaré.

Belle pub pour l'esprit sportif, non?

http://www.athle.com/upload/marketing/bercy2011.jpg

Source: www.athle.com


Et très adaptée à l'ambiance chaleureuse des championnats d'Europe en salle de Bercy, samedi dernier. Je n'avais pas eu le même ressenti pour le Meeting Areva d'il y a deux ans. La moitié du public qui arrive juste pour les (la) star du moment, qui se barre après le 100m masculinsans même daigner regarder le 3000m steeple qui venait après, ça m'avait moyennement plu. Rien de tout cela à Bercy. Beaucoup de respect pour les athlètes et leur travail, pas de sifflets, la foule en délire aussi bien pour les lancers que pour les courses... Chouette public! Le fait que ce soit en salle a peut-être attiré moins de "badauds" juste venus voir des célébrités. Finalement parfois vaut mieux avoir moins de public mais y gagner en qualité.

 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 10:05

Les championnats d'Europe ont été un succès pour l'Equipe de France. Les journalistes n'ont pas tari d'éloges sur nos athlètes médaillés, satisfaisant le désir du public de se trouver de nouvelles idoles en bleu.  Mais très vite, les esprits grincheux se sont réveillés, en grognant qu'après tout ce n'était QUE l'Europe et que l'année prochaine à Daegu, ce serait une autre paire de pointes. Certes, mais est-ce que cela rendra ce championnat du Monde moins passionnant?

 

Râler d'avance parce que les Français ne gagneront pas, c'est le pire versant du sport.  Je me fiche que la moisson de médailles soit plus frugale à Daegu...

Le sport, c'est se dépasser, donner tout ce qu'on a. Le rôle de l'adversaire est de nous faire sortir tout le meilleur de nous-même, rien de plus beau qu'un duel au sommet. Et chacun son sommet d'ailleurs : ce frisson du sport, je peux le ressentir devant ma télé pour les Jeux Olympiques comme au stade municipal. Faire la fine bouche depuis son canapé, ne tolérer que de regarder les compétitions les plus relevées, accorder un crédit excessif à la performance comptable, c'est passer à côté de tout ce qui fait le sport.

Dans ces championnats d'Europe, on a vu de beaux affrontements, il y a eu de belles surprises, en bref de belles émotions. Qu'importe le grain, pourvu qu'on aie l'ivresse: si les sprinteuses vont moins vite, à l'oeil nu je ne fais pas la différence. 

 

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 08:00

Edit 30/07: oui, je sais, deux belles médailles féminines viennent de tomber (Véronique Mang et Myriam Soumaré en 100m, pour ceux qui habitent sur Mars) mais je pense que cela ne remet pas en cause le constat global, à savoir que le haut niveau a du mal à recruter.

 

ça y est, les championnats d'Europe de Barcelone ont commencé mardi, je n'ai plus de vie car me voilà scotchée à l'écran tous les soirs. Cependant, les horaires tout méditerranéens des épreuves, imposés par la chaleur, me permettent de faire autre chose. Lu, cet article dans 20 Minutes intitulé "Athlétisme français: où sont les femmes?". OK, force est de constater que les françaises ne brillent pas particulièrement ces dernières années en athlétisme. Nos formidables coureuses de fond, Christelle Daunay et Anne-Cécile Fontaine, ne doivent pas faire oublier le désert relatif des autres disciplines.

 

Une question de génération? Oui, sans doute, on ne peut pas avoir des pépites tous les ans.

Le haut niveau n'intéresse pas les femmes, tout simplement? Ceci, par contre, me semble trop facile. Un peu comme ce que j'entends depuis des années dans mon domaine: "Les femmes n'aiment pas les sciences et les technologies". Un peu comme ce qu'on entend quand on ose parler de plafond de verre: "Mais les femmes n'aiment pas le pouvoir!". Je suis bien plus d'accord avec l'entraîneur Jean-Pierre Perrin qui affirme:  «Si elles ne font pas du haut niveau, c’est parce qu’on ne les intéresse pas au haut niveau». Ce même entraîneur fait également une remarque très pertinente, à savoir que l'entraînement des femmes est une spécialité en soi et que peut-être que l'encadrement n'est pas à la hauteur en ce sens. Voilà qui rejoint certains aspects défendus par Caroline Payot-Podevin, par exemple. Car un entraînement inadapté génère des contre-performances, mais aussi parfois perte de motivation et de confiance, voire des blessures...

 

Les femmes ont du mal à choisir entre famille et carrière sportive? Elles préfèrent faire des enfants jeunes plutôt que de s'engager à haut niveau? La première est évidente - pour tous, hommes et femmes -. Je ne sais pas si la seconde est vraie, mais si ça l'est, posons-nous les bonnes questions avant d'incriminer seulement les jeunes filles.

Le haut niveau est synonyme de gros sacrifices, et ce pour tout le monde. On admet communément que c'est plus dur pour les femmes, et on s'en plaint, au lieu de chercher à changer ce préjugé purement sociétal.

Car premièrement, à l'âge où les sportives prennent généralement leur retraite elles peuvent encore faire des enfants. Et deuxièmement, les exemples de championnes qui renouent avec le succès après la maternité se multiplient, de Kim Clisjters à Paula Radcliffe... on en parle même sur le site de l'Equipe (sur le blog de Pascal Grégoire-Boutreau).

 

Quelle est donc cette société encore stéréotypée, où des jeunes filles de 20 ans choisissent de pouponner tout de suite plutôt que de pratiquer à haut niveau un sport qui les passionne et pour lequel elles sont douées? En serait-il ainsi si les sportives étaient davantage reconnues et soutenues?* J'aurais bien aimé que l'article développe cette remarque de l'heptatlonienne Marie Colonvillé: «On n’est pas toujours traité sur le même pied d’égalité.»

 

 

 

 

 

*Cette question est pour toi, mon cher ami le sportif de canapé en charentaise, toi qui grommelle devant ta télé et sur Internet que les Français-e-s "n'ont pas la gagne" et "ne se donnent pas les moyens d'y arriver".

 

 

 

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 08:00

Le 24h, quésaco? C'est tout simplement une course - à pied - où il s'agit de parcourir la plus grande distance possible en 24h, rien que ça! Les championnats du Monde de l'épreuve se sont déroulés les 13 et 14 mai derniers à Brive la Gaillarde. Chez les féminines, c'est Anne-Cécile Fontaine (photo) qui l'a emporté en courant la bagatelle de 239,8 km, et sa performance combinée à celle de ses deux coéquipières Sylvie Peuch et Anne-Marie Vernet leur a permis d'enlever aussi le titre par équipes.

http://lh6.ggpht.com/_sDswy7cCO_I/S_BSgjxnMeI/AAAAAAAAEH4/TvSWqruQN1M/s512/IMG_5625.JPGhttp://lh4.ggpht.com/_sDswy7cCO_I/S_BVKUiKM6I/AAAAAAAAEKA/G0utEsYX0tc/s640/IMG_5736.JPG

 

Il y a peu, j'ignorais totalement qu'on puisse courir aussi longtemps, sur une aussi grande distance et encore afficher un tel sourire après l'arrivée! Ces épreuves de grande distance relèvent de ce qu'on appelle l'utrafond. Cette discipline est encore très confidentielle même si elle trouve désormais un certain écho, sans que ses adeptes se soient encore départis de leur étiquette "Doux dingues". Quand au pourquoi, cet article déjà ancien de la Dépêche m'a semblé assez intéressant.

 

On ne se met évidemment pas à l'ultra d'un coup, l'idée vient avec la pratique de la course à pied: 10km, 20km, marathon...et puis? Et puis on a envie de plus. C'est ainsi que la moyenne d'âge des pratiquants est assez élevée: sur les 100km de Millau, que beaucoup choisissent pour faire leurs premières armes, 80% des participants a plus de 40 ans.

 

Et les femmes dans tout ça? On s'en doute, elles sont très minoritaires - moins de 15% pour Millau -. Mais le nombre de pratiquante grandit doucement à la faveur d'un bouche à oreille... Comme dans la plupart des sports un peu confidentiels, l'émulation est assez importante; et encore une fois, les communautés de coureurs telles que Courir au féminin ou Passion CAP font beaucoup pour cela.

 

L'immense avantage de la course à pied étant à mon avis la possibilité d'une pratique "à la carte" en terme de calendrier, de rythme d'entraînement et d'objectifs, autant de choses susceptibles de séduire les femmes, qui peuvent être découragées de faire du sport de façon "classique", j'avais déjà abordé le sujet ici. Le plus dur est vraiment , vraiment, de se lancer. Un kilomètre, puis deux, puis...

 

 

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 14:16

Roland-Garros vient de commencer, et peut-être savez-vous que ce n'est que depuis 2007 que les dotations pour les tournois masculins et féminins sont les mêmes. Mais ce n'est pas encore le cas partout. Une des membres de la communauté Courir au féminin a récemment raconté sa mésaventure: en course à pied, la première féminine ne reçoit pas toujours un lot équivalent au premier prix masculin.

http://www.memorun.fr/wp-content/uploads/2009/09/haile_berlin2009-300x213.jpg

 

"Grandes" courses prestigieuses, comme "petites" courses de village, rechignent à observer la parité des récompenses. Bien sûr, à haut niveau l'injustice est plus tangible. Mais au niveau amateur la symbolique reste la même: la première femme vaut moins. 

Il paraît que c'est "plus facile" pour les femmes car il y a moins de concurrence. On me parle souvent du pauvre monsieur qui termine juste devant la première féminine: lui n'aura rien car il est 60e, tandis qu'elle, elle profitera d'un beau cadeau en étant première sur 10.

http://www.laprovence.com/media/imagecache/article-taille-normale/hermes/2010-04/2010-04-12/2010041116045699.jpg

 

Oui, les femmes font des temps bien supérieurs aux premiers hommes, et sont moins nombreuses à participer. Faut-il pour autant asséner "T'as couru moins vite et c'était plus facile, donc tu mérites moins?". Certains sont bien prompts à brandir la notion de mérite...

Où a-t-on vu que le sport en compétition se préoccupait du mérite? J'ai un ami qui fait des temps canons sans préparation, et j'en ai un autre qui s'entraîne sans relâche pour toujours terminer derrière.  Le dépassement de soi est un ressenti personnel; le chrono, lui, est injuste. On sait seulement que l'âge et le sexe influent sur la performance, d'où l'existence de catégories. Je remarque d'ailleurs qu'il ne viendrait à l'idée de personne de supprimer les récompenses pour les V4 (plus de 70 ans) qui sont si peu qu'il leur suffit souvent de finir la course pour faire un podium. 

Amies coureuses, ne remballons pas tout de suite nos runnings, mais ouvrons notre bouche! Les courses qui ne respectent pas la parité auront à faire face aux critiques de runneuses toujours plus nombreuses. Car même si le plaisir de courir doit être le premier moteur des courses populaires, on ne peut espérer attirer plus de femmes si on continue de maintenir celles qui y participent dans l'ombre. Et ne boudons pas notre plaisir en participant aux courses réellement paritaires - oui, il en existe! -. 

 

http://medium.lequotidien.re/articles/2009/10/25/SELSR6308548.jpg 

 


 

Photo 1: Les vainqueurs du marathon de Berlin 2010, j'en parlais là. (Source)

Photo 2: Christelle Daunay arrive 2e au Marathon de Paris, accompagnée de son mari. (Source)

Photo 3: Maud Combarieu a terminé première féminine du semi-raid de la Réunion 2009 (77 km quand même) (Source)

 

 

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 12:00

Dimanche 18 avril dernier, c'était La Fête du Running... rien de très institutionnel, une page Facebook et un concept inspiré de la Fête des Voisins: aller faire un footing entre amis, en famille, inciter un maximum de monde à chausser ses baskets!

Je vous accorde que l'opération a un petit côté moraliste "Manger-bouger' agaçant. Personnellement ce qui me met en rogne c'est toujours de considérer le sport sous l'angle de la santé. Autant dire comme une contrainte: se taper 30 minutes de footing en pensant très fort aux cancers et autres infarctus auxquels on échappera ainsi n'a rien d'un plaisir.

Alors qu'aller trotter dans un parc à côté de chez soi parce qu'il fait beau, qu'on entend les oiseaux, qu'on a envie de profiter du soleil et de se dégourdir les jambes, c'est un plaisir sans pareil!

 

Les joggeurs et le jogging n'ont pas toujours bonne presse que ce soit auprès des non-sportifs ou auprès de pratiquants d'autres sports. Je peux vous assurer que beaucoup de nanas de mon équipe détestent courir "après rien", mais qu'après le ballon, elles se démènent... On regarde parfois les runners comme des "maso", "drogués", individualistes et avides de performance...

Je dirais sans beaucoup d'originalité qu'il y a autant de raisons de courir que de coureurs...voire plus.

 

J'adore réellement courir. J'aime aussi beaucoup marcher d'ailleurs; en fait j'aime être dehors (courir sur un tapis, non merci). Et du coup, courir dans la neige ou sous la pluie ne me dérange pas vraiment.

Je cours quand j'ai envie de me vider la tête, et de me vider physiquement de mon stress. Je cours pour m'épuiser à petit feu, pour être apaisée et envahie par ces "hormones du plaisir" qui débarquent et font planer. Oui, le sport est une drogue; qu'on m'en prive et je suis nerveuse, irritable, déprimée et la mèche en berne. Je cours parfois pour me retrouver seule: c'est un moment privilégié pour réfléchir, pour méditer. Je cours pour aller profiter de la nature, sentir le sous-bois et l'herbe; je cours en vacances pour découvrir les environs.

La course à pied n'est pas mon sport principal puisque je ne la pratique pas régulièrement, mais je cours aussi pour la performance. C'est alors le plan d'entraînement, le travail de fractionné et de seuil sur piste, fastidieux et usant physiquement. L'inscription à la course, la préparation soigneuse, les plâtrées de pâtes. Le jour de la course, partir concentré, maîtriser son effort, se faire mal pour terminer, sprinter dans les derniers mètres alors que les jambes ne répondent plus, puis regarder son chrono, et penser encore à progresser la prochaine fois.

Mais aussi, je vais courir avec mon compagnon, ou une copine, pour papoter tranquillement autour d'un étang, et terminer par un bon repas et une bonne bière...

 

Voilà donc pourquoi je cours: après du plaisir sous toutes les formes, avec un brin de masochisme (mais y a-t-il plaisir sans souffrance?) et ni plus ni moins de sacrifices que n'importe quelle autre passion.

 

http://farm1.static.flickr.com/116/298842926_b0f8434bf0.jpgCrédit photo: Mel B.

 

 

 

 

 

 

Et sinon: le concours dure toujours!

Dites-moi dans les commentaires quelle sportive vous a le plus marqué et pourquoi, pour pouvoir assister au Meeting AREVA (étape française de la Diamond-League, ex-Golden League), au Stade de France le 16 juillet 2010.

 

Toutes les informations ici.

 

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 20:00

Vous devez commencer à en entendre parler, car elle a démarré: la Golden League, compétition internationale d'athlétisme à étapes, s'est renommée cette année en Diamond League. Et comporte un passage au stade de France, qui s'appelle le Meeting Areva depuis l'année dernière (faut suivre, hein...).

 

meeting.jpg

 

"Diamonds are the girl best friends" et les grandes athlètes féminines ne manqueront donc pas. On attend la reine Blanka Vlasic, championne du monde de saut en hauteur, dont l'objectif est de réussir à dépasser le record mondial (2,09m). Si elle y arrive à Paris, il faudra en avoir été... Peut-être y aura-t-il aussi Sanya Richards, championne du monde en titre sur 400m. L'année dernière, sa foulée aérienne m'avait transportée; la rapidité de la course m'a soufflée, rien à voir avec la télé! Je me réjouis aussi de voir que le 1500m et le 5000m sont au programme chez les femmes. Oui, regarder des gens faire des dizaines de tours de piste, moi, j'adore...

 

Et ces places à gagner, alors?

 

Comme vous vous en doutez, il s'agit d'un échange de bons procédés, on m'a proposé de faire gagner des places au Meeting en contrepartie de pub sur un autre concours. C'est aussi simple que ça, j'ai trouvé ça sympa de pouvoir donner des places gratuites.

Pour participer, je vous demanderai simplement de me raconter dans les commentaires quelle grande sportive féminine vous a le plus marqué au cours de sa carrière.

Le mois dernier ou il y a quinze ans, à la télé ou dans les journaux, qu'elle courre, nage ou skie, racontez-moi! Ce sera de quoi donner du grain à moudre aux journalistes qui oublient toujours les femmes dans leurs classements.

Attention, pas le droit de copier: c'est chacun la sienne! Vous pouvez me donner plusieurs noms de sportives, mais je compte une seule participation... Et je tirerai au sort parmi les commentaires, s'il y a plus de commentaires que de places bien sûr :)  Je cloture les participations le 7 mai à minuit.


Si vous n'avez rien de prévu vendredi 16 juillet 2010 à 19h30, vous savez ce qu'il vous reste à faire!

 

Et le vrai concours:


C'est la possibilité de gagner et une nuit d'hôtel, et des passes VIP pour le Meeting, avec les places qui vont bien dans le stade, en face de l'arrivée... et une rencontre avec l'insaisissable Usain Bolt - que je ne vous ferai pas l'affront de présenter.

 

C'est par ici, jusqu'au 22 avril, dépêchez-vous!

 

 

 

 

 

 

PS: merci à la grande Manu pour ses conseils pour organiser mon premier concours.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 23:55

Et à propos, un énorme bravo à Christelle Daunay, qui a fini 3e du marathon de New-York ce dimanche en 2h29'16", derrière Derartu Tulu qui est Ethiopienne et la russe Ludmila Petrova, mais surtout devant Paula Radcliffe, qui est la recordwoman sur la distance (2h15'25"), quadruple vainqueur de l'épreuve, certes en méforme cette fois mais cela n'enlève rien à l'exploit. Le fait que Christelle soit française a permis qu'on en parle un peu plus que d'habitude. Je le fais à mon tour, bravo!

 

Photo trouvée sur le blog de Christelle Daunay

 

 

 

Je savais que le New York Times fait chaque année de très belles photos de cette course mythique. J'ai trouvé cette série de visages des finishers juste après la ligne très émouvante. Je suis peut-être bizarre mais je suis restée longtemps à égréner toutes ces photos. Il y en a plusieurs centaines, alors c'est long, mais puisqu'on parlait de visages grimaçants...il y en a aussi de rayonnants, et des femmes aussi! Je vous parle de ma conception du sport dans le billet précédent, et bien voilà, c'est celle-là.

 

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 20:03

 

Cherchez la femme.... Ce dimanche a eu lieu le marathon de Berlin, un des marathons les plus populaires du monde. En principe, si vous tapez sur Google « marathon de Berlin » vous saurez immédiatement qui l’a gagné. C’est un petit homme de près de 35 ans qui me donne l’impression d’avoir été toujours là avec son grand sourire.  Mais à la 5e page de résultats, on ne sait toujours pas qui est la première féminine de la course. Oui d’accord, elle arrive plus d’un quart d’heure après l’ami Haile, mais pour autant n’a-t-elle pas droit aux honneurs ? Pour réparer ça : il s’agit d’une jeune Ethiopienne qui se nomme Atsede Habtamu Besuye, qui a bouclé la distance en 2 :24 :07  et qui au classement scratch (tous athlètes confondus), arrive 31e. Quand même.

 

Les grandes courses populaires comme les marathons et les semi-marathons ont en effet ceci de particulier qu’elles sont mixtes, ce que je trouve très intéressant car hormis pour les classer, je ne vois pas forcément l'intérêt de toujours séparer hommes et femmes dans le sport.

Mixtes oui, mais pas paritaires ; en Europe, la proportion de femmes dans un marathon reste faible (cette année, 20% au Marathon de Berlin et 16% au Marathon de Paris). Pourtant de nombreuses femmes courent, c’est un loisir qui reste facile à caser dans l’emploi du temps et dont la pratique peut rester peu onéreuse ; mais peu passent le pas de s’inscrire à une compétition.

Attention, courir ces 42,195 km demande de s’être préparé correctement, cela demande du temps, de la persévérance et une bonne condition physique. Néanmoins, je suis persuadée que beaucoup de femmes qui pourraient – et aimeraient – le faire n’osent pas y penser.

 

 

Pourtant, la 2e particularité de ces grands rendez-vous est que vraiment tous les niveaux se côtoient. L’élite qui reluque le podium ou Monsieur et Madame Tout-le-Monde qui se lancent le défi de terminer la distance font la même course ! Par exemple, au marathon de Paris de cette année : vous pouvez ici voir l’arrivée des 3 premières féminines (petit cocorico pour Mme Daunay recordwoman de France), mais je vous invite ensuite à regarder l’une ou l’autre video de cette page de résultats du même marathon. Il s’agit de participant-e-s qui terminent en plus de 6h : regardez comme ils rayonnent en franchissant la ligne!

 

 

PS:  Et si les baskets vous démangent, il existe de nombreuses communauté de coureurs sur Internet pour avoir des encouragements et des conseils , par exemple :

Courir au féminin est centré sur les femmes et regorge entre autres de témoignages de premiers marathons.

Courir le monde qui est mixte.

 

 

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 17:52

La jeune triathlète Emma Charayron a remporté ce dimanche les Championnats du monde junior (jeunes entre 18 et 19 ans) de sa discipline, après avoir parcouru 750m en nageant, 20 km en pédalant et 5 km en courant, en 1h22 s’il vous plaît! C’est une très bonne nouvelle pour le triathlon français, qui ne compte pourtant que 20% de licenciées féminines dans ses rangs. Si la parité est relativement présente chez les pratiquants les plus jeunes, les femmes « disparaissent » une fois adultes et abandonnent plus souvent que les hommes, comme c’est souvent le cas dans les sports exigeants. Boulot, enfants…ces « nouvelles préoccupations » comme on les appelle, et qui sont surtout prises en charge par les femmes.

 

De plus, l’enchaînement à une cadence d’enfer de la natation, du vélo et de la course à pied, au cours de courses qui peuvent durer des heures comme lors des fameux Ironman, est souvent considéré comme quelque chose de quasi inhumain. Et pourtant…

C’est un sport qui laisse effectivement la part belle au défi personnel et au dépassement de soi. Comme pour tous les sports d’endurance, il permet d’accéder à une meilleure connaissance de soi, de son corps, de ses limites et de ses sources de motivation. Il ne nécessite pas de maîtrise technique particulière pour débuter et se faire plaisir rapidement. Et les compétitions en pleine nature, dans des cadres parfois magnifiques, permet à beaucoup d’oublier le stress quotidien. 

 

 

 

C’est ainsi que beaucoup de triathlètes, spécialement les femmes, débutent sur le tard, souvent après avoir pratiqué l’une des trois disciplines. La combinaison de 3 sports différents offre ainsi une variété plaisante pour éviter la monotonie des entraînements. De plus, les trois peuvent se pratiquer d’une manière assez souple au niveau de la durée, de la nature et des horaires des séances. Une flexibilité précieuse quand on a un emploi du temps chargé !

 

 

 

La Fédération Française de Triathlon organise depuis quelques années des journées « Découverte » de Triathlon avec un enchaînement de courtes distances dans une ambiance conviviale. C’est l’occasion de s’y frotter, il suffit de se procurer un maillot de bain, des runnings et un vélo…et un appareil photo pour la photo finish.

 

Si vous voulez en savoir plus :

- Fédération Française de Triathlon

- une triathlète raconte comment elle a commencé 
- un récit d'une course

 

Reste à se jeter à l'eau ;)

 

 

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Qui suis-je?

Je suis une sportive amateure un peu touche-à-tout et très accro... Quand je ne suis pas en short, je suis une fervente spectatrice. Mais le sport féminin c'est pas facile à suivre dans les médias: pour une femme, mieux vaut être mignonne que championne. Dans ces conditions, difficile de motiver les copines pour un footing....