Vous n’avez pu échapper à la victoire de Kim Clijsters à l’US Open. Je ne comptais pas particulièrement en parler, étant donné que je préfère relayer l’actualité de sports moins médiatisés, mais
je suis tombée sur un article du Times qui m’a fait changer d’avis.
Vous le trouverez ici.
Vous ne POU-VEZ-PAS ignorer que la tenniswoman belge revient après avoir mis au monde une petite fille : les médias s’extasient sans mesure là-dessus. Il est vrai que la maternité, au niveau
physique, est plutôt synonyme de prise de poids, cellulite incrustée, extrême fatigue physique et nerveuse, autant de choses qui n’aident pas particulièrement à performer. Eh bien, cet article
affirme le contraire, et va même plus loin en avançant que l’activité physique pratiquée pendant la grossesse peut-être bénéfique.
Il est en anglais, donc voici les grandes lignes :
• Le nombre de globules rouges dans le sang d’une femme enceinte augmente significativement dans les 3 premiers mois de la grossesse, ce qui agit comme un dopant naturel. Cet effet peut
éventuellement perdurer dans les quelques jours qui suivent l’accouchement.
• Une étude réalisée en 1991 montre que de jeunes mères pratiquant la course à pied avaient une consommation d’oxygène en moyenne plus efficace dans les mois suivant l’accouchement.
• Il semble qu’il soit possible de suivre un programme d’entraînement adapté pendant la grossesse, ce qui permettra à la jeune mère de retrouver son niveau très vite.
• Enfin, l’impact psychologique de la mise au monde d’un enfant est un facteur non négligeable dans le retour à la compétition. Au-delà de l’épanouissement ressenti, l’accouchement peut aider les
femmes à améliorer leur résistance à la souffrance, ce qui est essentiel dans les sports d’endurance.
Il ne s’agit bien sûr pas de rendre la grossesse et l’accouchement anodins, mais personnellement j’aime beaucoup cette approche, aux antipodes de ceux qui voudraient traiter les femmes enceintes
et les jeunes mères comme de petites choses fragiles. Et ceux qui affirment que la carrière sportive d’une femme est plus dure car pavée de plus de sacrifices que les hommes ont désormais un
argument de moins. Non, mettre des enfants au monde n’empêche pas forcément de revenir à son meilleur niveau !
Par contre, assumer seule les tâches domestiques n’aide pas : je suppose que les conjoints de Kim Clijsters et de Paula Radcliffe ne rechignent pas à changer les couches.