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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 08:58

 

 

Si vous ne connaissez  pas "Les Nouvelles News", je vous les recommande. Ce magazine en ligne a décidé de "donner autant la parole aux femmes qu'aux hommes". Audacieux, et nécessaire!

 

J'ai donc été très heureuse (et très fière) lorsque la créatrice du site, Isabelle Germain, m'a demandé d'écrire un billet: 

c'est ici 2010, les sportifs français sur les podiums.

 

 

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 21:51

Sa sous-médiatisation a favorisé l'éclosion sur le Net de quelques espaces qui lui sont exclusivement dédiés.*  Et avec ces sites on est bien loin du contenu traditionnel du média sportif, ne serait-ce que parce que sport féminin comporte beaucoup plus d'amateures et bénéficie de bien moins de moyens. Loin d'être des idoles inaccessibles, les sportives interrogées sont bien plus proches de nous dans leurs préoccupations et leurs aspirations. C'est moins de paillettes et de gloire. On parle beaucoup de travail, de sacrifices mais surtout de passion: une vraie bouffée d'oxygène lorsqu'on déplore la perte d'âme et les dérives de certains des sports les plus médiatisés.

Il me semble ainsi vain de vouloir absolument calquer le sport féminin sur ce qu'on fait chez les hommes. Par exemple s'il est évident que les footballeuses devraient gagner autant que leurs collègues, il est absurde de souhaiter qu'elles deviennent milliardaires comme eux; ce sont les hommes qui devraient gagner beaucoup moins (et elles un peu plus).

Et dans la mesure où sauf combinaison génétique exceptionnelle, jamais l'homme le plus rapide du monde ne sera une femme, les sportives ont adopté une conception différente du sport. Il faut laisser de côté la comparaison sempiternelle aux hommes pour exister par soi-même; il faut pratiquer le même sport mais avec ses propres objectifs et ses propres critères. La performance n'est pas une valeur absolue et doit se définir par rapport à soi-même. L'exaltation du premier marathon et la fierté d'une médaille olympique peuvent être comparable... et c'est bien pour le plaisir qu'on fait tout ça, non?

 

Dans certaines disciplines, le sport féminin s'invente de toute pièces, sans modèle préconçu. Et certainement  que le sport masculin voudra volontiers s'inspirer de ces nouvelles constructions. Se pencher sur le sport féminin est un moyen de repenser le sport dans son ensemble, ne nous en privons pas!

 

http://farm4.static.flickr.com/3560/3469462979_66996a12f7_z.jpg

Source photo

 

 

 *comme les spécialisés Des Filles en Ovalie ou Cyclisme féminin, ou bien le tout nouveau et généraliste Sportiva (fondé par les créateurs de DFO) qui rassemble aussi bien l'actualité du sport féminin que de l'analyse et des photos, et Femmes de Sport.

 

 

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 21:55

Pourquoi fait-on du sport? Récemment a été dévoilée ce qu'on peut qualifier de découverte du siècle: le sport ne fait pas maigrir! Il y a désormais lieu de craindre que beaucoup remisent leurs baskets. Car à la différence d'autres loisirs comme le théâtre, la lecture ou le point de croix, beaucoup d'adeptes du sport ne pratiquent pas forcément par plaisir, mais pour la ligne ou la santé. Et beaucoup d'aficionados du sport-médicament (qui doit donc être désagréable pour être efficace) sont des femmes, de quoi donner du grain à moudre à ceux qui disent que l'effort physique, la compèt, la sueur, c'est pas pour les gonzesses. Il n'y a qu'à voir les discussions "sport" des forums féminins. On parle beaucoup de kilos mais peu de passion.

 

Je voulais revenir sur le statut bien particulier du sport qui fait que l'on me qualifie souvent de "courageuse" car je m'enquille des entraînements le soir sous la pluie. Mais c'est du plaisir!  Personnellement, c'est ceux qui arrivent à faire leur ménage toutes les semaines que je trouve courageux.

Cette image peut être valorisante, mais aussi carrément péjorative, faisant passer les sportifs pour des masos, ou alors des obsédés de leur apparence. Ce que je peux comprendre à l'heure de cet exaspérant "Manger-Bouger" obligatoire qui fait passer quiconque s'enfile un paquet de galettes bretonnes devant la télé pour une grande figure révolutionnaire et le joggeur en short pour un bête mouton victime de l'hygiénisme ambiant. Et cette tonitruante révélation (je me marre parce que personne n'en doutait vraiment) ne changera pas cet état de fait car les effets bénéfiques du sport sur la santé sont bien avérés.

 

Mais c'est tout de même bien dommage de ne vouloir parler du sport que dans les rubriques "Santé-Forme-Minceur" des magazines au lieu de les classer en "Loisir". Parce qu'au lieu de vouloir toujours trouver l'activité qui affinera le plus rapidement les cuisses, ce serait bien plus sympa de chercher ce qui nous amuse le plus, non?

Parce que là, se taper des dizaines de séances d'abdos-fessiers prodigieusement ennuyeuses dans une salle de sport privée hors de prix, effectivement, c'est courageux.

 

 

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 09:00

Amputées de 4 joueuses clés pour ce Mondial, les Bleues ambitionnaient d'atteindre les quarts de finale. Objectif atteint, donc! Mais leur défaite contre l'Australie (championne du monde en titre) leur fait terminer 6e pour ce Mondial, une place plus loin qu'en 2006. Le bilan apparaît donc mitigé. Par contre du côté des médias c'est franchement négatif: ce Mondial de basket féminin est passée assez inaperçu.

Mon indicateur, ce sont les infos qui parviennent à ceux qui ne les recherchent pas. Soit celles qu'on peut attraper au vol dans les journaux télévisés ou radio, émissions sportives, ou médias généralistes. Cela raduit bien le matraquage médiatique ou au contraire, l'invisibilité quasi-absolue. Il y a des résultats de matchs qu'on ne peut pas ignorer, d'autres qu'on ne découvre qu'en ne les cherchant bien. C'est le cas des scores et du calendrier du Mondial féminin! On doit cependant reconnaître que le Mondial de basket masculin a à peu près été traité au même niveau, tout comme bon nombre de compétitions sportives internationales, féminines, et masculines.

Pourtant les moindres remous du championnat de France de football n'échappent à personne, même à ceux qui s'en ficheraient. Et on a même droit aux championnats anglais, espagnols et allemands. Le rugby a beau tenter une percée, c'est encore et toujours le foot qui étouffe tout, le foot... masculin, évidemment.

 

 

Et sinon, ce sont les Américaines qui ont remporté le titre mondial contre les Tchèques:

http://czechrepublic2010.fiba.com/images/web/Events/10/FWCW/photos/daybyday/1003/USAvsCZE/USA/_400/Small_6usa2.jpg

(crédit photo: FIBA, trouvée dans le beau diaporama du site ofiiciel du Mondial)

 

 


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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 19:00

On peut reconnaître sans problème que la FFF s'occupe de ses Féminines. A coups de communiqués, diaporama et vidéos, les footballeuses sont réellement prises en compte et qui cherche l'info la trouve. OK, mais (fini le passage de pommade) des initiatives restent sujet à débat, comme la nouvelle campagne de promotion qui met en scène Adriana Karembeu, marraine du foot féminin.

Qu'Adriana ne soit pas elle-même footballeuse ne me choque pas tant que ça, après tout la représentation est son métier. Chacune ses compétences: les anciennes internationales sont nombreuses à être actives au sein de la fédération sur des pans plus technique. Mais les photos me laissent une impression ambigue:

 

http://aka-cdn-ns.adtech.de/apps/100/Ad5556324St3Sz16Sq4793103V2Id5/PreHome_800x600_Vestiaire.jpg

Source: FFF

 

On a un peu tous les ressorts classiques du registre  "Promotion d'un sport féminin que tout le monde s'imagine pour des nanas peu féminines trop musclées mal léchées, et même poilues si ça se trouve". Alors on lésine pas sur  la douceur, le pastel, et les cheveux qui ondulent dans la vapeur en suspension, avec un rendu très "porno-soft du dimanche soir". Sans compter le slogan qui parle aux filles, aux vraies, celles qui aiment le shopping. Dans le genre, c'est beaucoup moins subtil que les photos de mode parue dans Gala avec des joueuses de l'Equipe de France. Là aussi il y avait une scène de vestiaire, mais avec des couleurs vives et une atmosphère de complicité.

Ce qui me vient aussi c'est: "Mais pourquoi s'adresse-t-il au public de la danse classique?". Le foot est nécessite de la pugnacité, un certain goût pour le contact, les efforts intenses, et les entraînements sous la pluie. Qu'il y ait des femmes et des hommes que ça n'attire pas, c'est évident et c'est même tant mieux. Donc pourquoi faire une campagne de pub qui occulte complètement ces éléments? Parce qu'une femme c'est doux, propre et délicat?

On me dira que le but était justement d'aborder d'autres aspects du foot. Mardi dernier, j'ai eu la chance d'assister à des débats sur le sport féminin organisés par l'association Femix'Sport (au passage, merci Pascal). Le sujet a été abordé par Sandrine Roux, responsable du suivi socio-professionnel des joueuses à la FFF: selon elle, ces pubs sont un moyen de susciter l'attention et des réactions. J'ai ensuite discuté pendant le repas avec d'autres femmes impliquées dans divers sports, des affiches de basket, de hand... et  beaucoup approuvent ces campagnes. Une des convives m'a fait remarqué qu'au moins, le message qui passait était que n'importe quelle femme pouvait pratiquer, et qu'il s'inscrivait donc dans une démarche d'inclusion. Tempête sous mon crâne.

Je suis toujours persuadée que l'on fait appel à des clichés qu'il faudra bien faire disparaître, mais je m'interroge à présent sur le résutat que l'on veut obtenir lorsqu'il s'agit de changer l'image d'un sport. Veut-on éviter à tout prix les stéréotypes sexistes, quitte à imposer une imagerie qui a encore du mal à passer auprès du public?  Ou veut-on recruter le plus de monde possible, quitte à entretenir des préjugés sexistes?

Doit-on d'abord modifier les mentalités avant d'espérer avoir des retombées, ou attirer de nouvelles recrues en espérant changer les esprits une fois celles-ci intégrées? Je n'ai évidemment pas de réponse toute faite. Le beurre et l'argent du beurre, ça ne marche jamais...

 

Et ailleurs sur la blogosphère, Kalista qui tient le blog En noir et blanc a écrit un billet sur la question et est contre. Pascal, lui, réclame carrément des jupettes pour les joueuses (à lire avec beaucoup de second degré). Et dans un billet qui n'a rien à voir avec le sport, mais qui recoupe tout à fait le mien, Olympe expose les difficultés qu'ont les femmes à se faire entendre sans puiser dans les préjugés.

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 12:00

Camille de Rue69 se livre à un exercice hyper pertinent pour raconter la qualification des Bleues: l'écriture épicène. C'est à dire sans aucune mention du genre: aucun adjectif à accorder, aucun prénom, rien qui ne laisse préjuger du sexe des protagonistes. Intitulé "L'Equipe de France se qualifie pour la Coupe du Monde", son effet est impressionnant.

 

On peut mesurer notre conditionnement à relier le foot au masculin, puisque sans marqueurs de genre on imagine aussitôt des hommes. Et apporte une nouvelle interrogation sur notre langage: on ne peut parler d'"Equipe de France" pour les féminines ET les masculines. Mais préciser le genre uniquement quand il s'agit des femmes (en foot, on ne parle pas trop d'Equipe de France masculine) établit une hiérarchie. J'en avais déjà touché un mot ici...

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 20:33

Je vous en avais déjà parlé, de l'Open LFB: les 14 équipes en lice pour le Championnat de France démarrent toutes la saison en même temps, le week-end des 16 et 17 octobre 2010. Et je vous l'ai déjà dit aussi, j'aime beaucoup beaucoup l'affiche de cette saison, cool et originale.

 

Mais question communication, ce n'était pas gagné dès le début. En farfouillant à peine sur le site de la LFB, j'ai pu voir les précédentes affiches de l'évènement... et si Entrées en Lice avait été ouvert il y a quelques années j'aurais eu de quoi grogner. En 2006, on a commencé par ça:

http://www.basketlfb.com/upload/image/Image/OPENLFB2005.jpg

Et ça, c'est pas une surprise, j'aime pas. Si le mot "basket" a trouvé une représentation, le mec de la pub a apparemment été infoutu de traduire 'féminin" autrement qu'avec des talons aiguilles. En 2007 et 2008, c'est du même acabit: les publicitaires n'ont toujours pas été voir de matchs en vrai et personne ne leur a dit dans quelle tenue les filles jouaient.  

                                                            http://www.basketlfb.com/upload/image/Image/OpenLFB2006.jpg        http://www.basketlfb.com/upload/image/Image/OpenLFB2007.jpg

En 2008, la jeune femme s'est rhabillée, mais n'est plus seule. Message subliminal: "Mesdames, rassurez-vous, le basket n'effraye pas les hommes. A condition de leur laisser le ballon, bien sûr." Par contre, depuis 2006, et ben on n'a toujours pas de tête. 

http://www.basketlfb.com/upload/image/Image/Open_LFB_2008.jpg

Et en 2009, bingo! On peut enfin mettre un visage sur l'évènement et comble de l'audace, la dame a osé enfiler un vrai maillot de basket:

http://www.basketlfb.com/upload/image/Image/OpenLFB2009.jpg

En 2010? Du rose et des paillettes, OK, mais après tout on a le droit, c'est un peu gala. Et surtout des vraies joueuses, avec la petite scène "sur le vif" en bas et pas l'ombre d'un talon aiguille. Allez, je la remets:

http://www.basketlfb.com/upload/photo/GRAND_20100601163738_OpenLFB2010_Officieljpg.jpg

 

Et la morale de tout ça? Loin de jeter la pierre à la LFB, on peut plutôt la féliciter d'avoir su évoluer, tout le monde n'y est pas encore arrivé (il suffit de voir les affiches de handball). Je ne suis pas naïve et que je sais bien que le but des affiches est de ramener un max de public (et d'argent), j'imagine  donc bien que leur design est soigneusement étudié et influencé par des études de marché. Apparemment, les "vraies" sportives sont désormais plus tendance que les images racoleuses tentant de rassurer le chaland sur la féminité des joueuses, dûment certifiée par la présence de stilettos. Et donc? Et donc c'est positif!

 

Pour la peine, on peut bien aller assister à cet Open LFB: toutes les infos sont sur le site de la fédération.


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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 08:00

... et je kiffe. Oui, car je grince encore des dents en regardant mon Tshirt du semi de Paris. Il y a avait bien le semi-marathon d'Aix, mais il est couplé avec la course féminine l'Aixoise. Bref, si l'idéal me semble être la représentation d'un homme et une femme ensemble, l'audace mérite d'être soulignée pour une course mixte!

http://20kmparis.com/web/Images/home_affiche_2.jpg

Il ne s'agit d'ailleurs pas que de graphisme puisque cette année, les organisateurs espèrent passer à 30% de femmes inscrites. Un challenge, si on considère les statistiques de l'édition précédente: 21% de coureuses s'étaient inscrites en 2009. C'est néanmoins envisageable, car avec la constante augmentation du nombre de coureuses, que ce soit pour le plaisir ou pour la compète, le marché de la course à pied féminine devient développé. Les 20 km de Paris sont en outre une très belle course populaire, idéale pour débuter, où le nombre élevé de participants de tout niveaux évite tout risque de se retrouver seul-e en fin de course.

Un seul bémol: les organisateurs ne prévoient pas de garderie... c'est pourtant le genre de prestation qui arrange bien les parents seuls, ou les couples de coureurs. Pour l'instant, c'est surtout automatique sur les courses exclusivement féminines. Une manière de rappeler que la garde des marmots est une tâche qui revient aux femmes?

 

 

 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 22:19

Oui, oui, j'ai un train de retard, il faut dire que je rentre tout juste de vacances et je débarque! C'est donc dans le numéro de juin du magazine Gala que ça se passe: on y trouve Louisa Necib, Amandine Henry, Corine Franco, Laure Boulleau et Sarah Bouhaddi... dans les pages de la rubrique mode. Apparemment le sursaut d'attention qu'on eu certains médias pour les Bleues, après la débâcle de leurs collègues masculins, fait des petits.

Alors évidemment, j'aurai préféré qu'on les fasse parler. Il y a des tas de choses que j'aimerais savoir sur elles: comment ont-elles décidé de faire du foot? Comment décide-t-on de s'engager à haut niveau pour un sport si peu reconnu? Ont-elles fait d'autres sports? Quelles sont leurs ambitions? Comment ça se passe depuis qu'elles sont professionnelles? Quelles sont leurs ambitions, comment voient-elles l'avenir? Mais il faudra se contenter d'images en papier glacé.

http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/media/images/actu/le_mag_en_kiosque/887/mode_foot/1387338-1-fre-FR/mode_foot.jpg

Source: Gala.fr

 

Néanmoins, je trouve que c'est plutôt positif.

Je m'explique. Je me suis demandé si ce n'était pas, finalement, réduire les filles encore au rang de potiches au sourir efigé. Oui, un peu sans doute... Mais pour le coup, ce n'est pas réservé aux femmes: car avant Drogba, Ronaldo, Eto'o et consorts en slip dans Vanity Fair, j'ai souvent vu des séries de mode masculine avec des sportifs. On doit également encore souligner que les filles photographiées sont - évidemment - choisies parmi les plus jolies. Le message renvoyé ne sera-t-il pas "Sois belle avant tout?". D'accord. Mais on peut renverser la vapeur, et décider que ces photos font une belle campagne de pub pour le foot féminin. Car sans être vraiment des chefs d'oeuvre, les photos sont tout de même colorées, animées, et ballons et crampons ne sont jamais très loin. Rien à voir, donc, avec l'esprit racoleur des photos nues de l'année dernière.

Sans compter que de voir des sportives bien musclées remplacer les habituels mannequins faméliques, ça fait plaisir, non?

 

Je pense sincèrement que de telles photos, dans un magazine relativement populaire, peut contribuer à alimenter le mécanisme de notoriété. On ne peut pas aimer ce qu'on ne connaît pas! Petit à petit, peut-on donc espérer que le public devienne intrigué, puis intéressé, et même franchement demandeur de VRAIS sujets sur les joueuses de football?

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 08:00

Running pour elles, je vous avais parlé avec enthousiasme du n°1, on en est maintenant au n°3 et celui-là je l'ai particulièrement apprécié.

 

La couverture à elle seule me ravit, avec cette superbe femme qui n'est pas une jeunette de 20 ans mais a fière allure. Et pan pour le jeunisme outré des autres magazines.

La rédactrice en chef n'étant autre que la fondatrice de Courir Au Féminin, on retrouve un sujet qui avait été abordé sur le forum de la Communauté, et sur lequel j'avais moi-même rebondi: la revendication de récompenses équivalentes pour les hommes comme pour les femmes. Quelque chose que je n'ai jamais lu dans un autre magazine de running, tant l'axiome "elles vont moins vite donc elles méritent moins" semble ancré dans les esprits. A noter que l'axiome du tennis: "elles jouent moins longtemps donc elles méritent moins", invoqué par ceux qui regrettent les primes identiques entre hommes et femmes pour Roland-Garros, contredit totalement le premier: car si on court moins vite, on court plus longtemps pour parcourir la même distance...

Fidèle à sa promesse de ne pas se focaliser sur les débutantes, Running pour Elles va également à la rencontre de participantes du mythique Marathon des Sables, dont pourtant Loulou Nicollin aurait pu dire que ce n'est pas une course de gonzesses. Des femmes somme toutes "normales" dans la vraie vie, qui racontent comment elle sont venues à la course à pied et à ce genre de courses qui n'est tout de même pas à la portée de tout le monde. Un régal!

Personnellement j'ai enfin beaucoup aimé l'article sur le triathlon, pas tellement parce qu'il me promettait un corps de rêve mais parce qu'il donnait des conseils pour les débutantes et wannabe triathlètes... Oui parce que j'ai prévu de m'y mettre à l'horizon 2016, alors je commence doucement à me renseigner, voilà.

 

http://www.courir-au-feminin.com/images/stories/RPE3/RunningPourElles3.jpg

 

 

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Qui suis-je?

Je suis une sportive amateure un peu touche-à-tout et très accro... Quand je ne suis pas en short, je suis une fervente spectatrice. Mais le sport féminin c'est pas facile à suivre dans les médias: pour une femme, mieux vaut être mignonne que championne. Dans ces conditions, difficile de motiver les copines pour un footing....