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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 21:53
En basket, tandis qu'aucun club masculin français n'a remporté de victoire, cela se passe mieux pour les féminines. Bourges est victorieuse cette semaine contre le club de Kosice (Slovaquie) ; et si Villeneuve et Tarbes  ont perdu leurs rencontres de cette semaine, ces deux clubs avaient eux remporté leurs matchs la semaine dernière.

Le Monde tente d'analyser cet état de fait dans cet article.
Les problèmes de budget sont évidemment centraux; de plus, pour simplifier, on peut dire que l'évolution du basket féminin suit celle du basket masculin avec plusieurs années de retard et que les clubs français ont pour l'instant moins de mal à conserver leurs meilleures joueuses.

Je ne suis évidemment pas experte en géopolitique du sport mais de cet exemple me vient deux idées:

1°) Avec des championnats masculins presque sans surprise à la hiérarchie figée, pourquoi ne pas laisser une place  dans les médias aux championnats féminins peut-être plus riches en rebondissement s.

2°) On sait donc à peu près ce que sera le basket féminin ( et si on est optimiste, les autres sports) dans quelques années. N'est-ce pas l'ocassion de se demander si c'est vraiment cela que les sportives, les entraîneurs, et les spectateurs, veulent? Ne pourrait-on pas se servir de l'expérience des championnats masculins de football, rugby, etc...pour essayer de corriger ce qui pourrait l'être ? Cela suppose évidemment d'être inventif, novateur, et moi je propose mais je n'ai pas de solution toute faite, hein!
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Published by Gabrielle - dans Sports collectifs
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 09:48


Je suis tombée hier soir sur l'émission Zone interdite de M6, dont les journalistes ont suivi pendant un an deux boxeuses amateur qui combinent sport à haut niveau et études à Sciences-Po.

Je vous avoue que j'ai regardé l'émission d'un oeil mais j'y ai vu des choses intéressantes. Certes, on ne nous épargne pas le sempiternel "mais elles gardent leur féminité, gnagnagna..." avec de multiples plans sur la jeune fille qui enlève ses escarpins pour lacer ses chaussures de boxe, puis qui enlève ses chaussures de boxe pour enfiler ses escarpins... Mais finalement, l'émission a le mérite de ne pas non plus s'éterniser là-dessus pour nous donner le portrait de deux sportives, en faisant la part belle aux sentiments variés qu'elles ressentent vis-à-vis de leur passion, au gré de leurs succès et leurs échecs. Et puis c'est l'occasion de voir de beaux combats et les entraînements des boxeuses. A voir, donc. Je crois que l'émission est rediffusée dimanche soir (ou peut-être sur M6 Replay).
"La rage de vaincre: Deux filles sur le ring".

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Published by Gabrielle - dans Sports de combat
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 09:19


J'ai lu ça hier, et puis Olympe s'est insurgée, avec raison.

Gamine, je vouais un culte à David Douillet. Ben ça m'apprendra. OK, les journalistes ressortent des vieux trucs et il y a fort à parier que s'il avait continuer à récolter des centimes d'euros dans son coin au lieu de devenir député, ce serait resté dans l'ombre. Et j'aimerais savoir ce que l'intéressé en dit maintenant, d'ailleurs.

Je regrette tout de même de ne pas avoir entendu parler de son autobiographie quand elle est sortie en 1998. Même si à l'époque je n'étais pas encore féministe jusqu'à la pointe des baskets, j'avais quand même compris certaines choses, et surtout, je pratiquais moi-même le judo.

Jugez plutôt ce qu'il en pensait, des judokates: "Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n'est pas quelque chose de naturel, de valorisant. ". La suite des réjouissances ici. 
Ce qui fait flipper, ce n'est pas tellement lui, ce sont tous ceux qui pensent la même chose en n'osant pas le dire, et qui se sentent brimés en plus "parce qu'on a pas le droit de dire les choses comme elles sont", soi-disant. Le genre de mecs (ou de nanas!) qui commencent leur sentence par "On va encore me traiter de macho, mais...". Genre ce sont eux les victimes.

Mais soyons optimistes, du côté de l'Equipe féminine de judo: aux championnats du Monde de 2009, Morgane Ribout en or et Frédérique Jossinet en bronze; Lucie Décosse en argent et Stephanie Possamaï en bronze aux JO de Pékin en 2008. Alors elles doivent bien s'en ficher, que Môssieur Douillet veuille les renvoyer à la cuisine. Et même, il y a fort à parier qu'elles l'ont remplacé dans les coeurs des judoka(tes) en herbe, bien trop jeune pour se rappeler de lui. Et toc.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 20:10

La féminité des sportives et leur sexualité interfère énormément avec l'image qu'on se fait du sport au féminin. J'y reviendrai plus tard dans un de mes prochains Poncifs et préjugés, mais je fais un peu de teasing en vous laissant lire cet article trouvé aujourd'hui sur le blog Rue69 que j'adore (et non! il n'y a pas que le sport dans la vie), sur le tabou de l'homosexualité dans le foot féminin comme masculin.

Si chez les garçons la rumeur veut qu'ils ne soient "pas des pédés", chez le beauf moyen les footballeuses sont "toutes des lesbiennes". Mais tous sont priés de paraître hétéros pur sucre, les unes pour attirer les fans, les autres pour garder leurs sponsors.

J'en ai parlé plusieurs fois: les footballeuses de l'Equipe de France avaient posé nues l'année dernière,histoire de ramener des spectateurs, quitte à ce qu'il se fichent du match pour ne fantasmer que sur les vestiaires. Vous aurez noté comment repérer un vrai hétéro à coup sûr: si c'est un garçon, il marque des buts, si c'est une fille, elle se met à poil. C'est simple, le football.

Le sélectionneur des Bleues, Bruno Bini, rappelle timidement que l'important, c'est ce qui se passe sur le terrain. Mais il paraît tout de même que ça a "rassuré les parents" qui hésitent à mettre leurs fillettes au foot.  J'ose espérer qu'ils n'en étaient pas à craindre la contagion, et qu'ils se préoccupaient plutôt des éventuelles moqueries dans la cour de récré - à moins que ce soit de leur égo de parent?

La fin justifie peut-être les moyens. Mais je trouve  que vouloir prouver à tout prix que les footballeuses sont des femmes, c'est comme si elles avaient à s'excuser de faire du foot. Et ça ne fait que renforcer la conviction que le plus important pour une femme, c'est quand même d'être désirable.


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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 23:55

Et à propos, un énorme bravo à Christelle Daunay, qui a fini 3e du marathon de New-York ce dimanche en 2h29'16", derrière Derartu Tulu qui est Ethiopienne et la russe Ludmila Petrova, mais surtout devant Paula Radcliffe, qui est la recordwoman sur la distance (2h15'25"), quadruple vainqueur de l'épreuve, certes en méforme cette fois mais cela n'enlève rien à l'exploit. Le fait que Christelle soit française a permis qu'on en parle un peu plus que d'habitude. Je le fais à mon tour, bravo!

 

Photo trouvée sur le blog de Christelle Daunay

 

 

 

Je savais que le New York Times fait chaque année de très belles photos de cette course mythique. J'ai trouvé cette série de visages des finishers juste après la ligne très émouvante. Je suis peut-être bizarre mais je suis restée longtemps à égréner toutes ces photos. Il y en a plusieurs centaines, alors c'est long, mais puisqu'on parlait de visages grimaçants...il y en a aussi de rayonnants, et des femmes aussi! Je vous parle de ma conception du sport dans le billet précédent, et bien voilà, c'est celle-là.

 

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Published by Gabrielle - dans Athlétisme
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 22:22

 

N’en jetez plus…

 

La nuance est subtile: ce n’est pas là le physique des sportives qu’on brocarde mais bel et bien le mouvement, le jeu, les postures et les attitudes. Ils sont qualifiés de laids parce qu'ils sont peu habituels, et on estime tout simplement qu’ils sont contre-nature. J’ai souvent entendu ça à propos de sports peu féminisés, des sports de combat en particulier (ben oui, les filles c’est gentil et mignon), mais aussi à propos de sportives de haut niveau jugées trop hargneuses, trop compétitives et trop grimaçantes.

 

 

Crédits photos: Serena Williams - AFP. Photo trouvée ici / Gwladys Epangue - Imago - Photo trouvée ici

 

 

Inutile de chercher bien loin ; ceux qui grommellent que « deux filles qui se battent, c’est quand même pas joli » sont aussi ceux qui estiment qu’une femme est plus belle dans une cuisine qu’au volant d’une pelleteuse, plus à sa place à changer des couches qu’à la tête d’une entreprise. Ce sont ceux qui ont une image de la femme bien ancrée et bien figée dans leur tête et qui ne veulent pas en démordre.

 

Alors bien sûr, on n’a pas l’habitude de voir des femmes tous muscles tendus, le regard noir, avec la souffrance qui se lit sur le visage, mais à quoi s’attend-on ? A des nymphes au teint frais, qui gambadent la bouche entrouverte, le cheveu brillant et le front mat ? Que ceux ou celles qui veulent voir ce genre de choses aillent se gaver de pubs et d’articles de magazines féminins.

 

La suite logique de ce genre de discours est qu’il y a des sports créés pour les hommes, dans lesquels les femmes ne les dépasseront jamais. Par conséquent, il n’y aurait pas lieu de s’intéresser aux sportives. A moins qu’elles aient des mini brassières et se roulent dans le sable d’un terrain de beach-volley. On à moins qu’elles posent pour des photos dénudées. Mais ce n’est pas du sport.

 

Oui, c’est un fait : pour de longues décennies encore, l’être humain le plus rapide du monde sera un homme. A haut niveau, dans les sports où l’on se mesure au chrono ou à la toise, il n’y a pas photo, et musculairement non plus : les femmes n’ont ni l’explosivité ni la force des hommes. Ceci étant, devons-nous toutes alors raccrocher nos pointes*, nos crampons, nos kimonos et nos raquettes ? Devons-nous nous contenter de la danse et de la gymnastique pour lesquelles nous serions naturellement douées ?

 

N’en déplaise à ceux qui voudraient voir les femmes rester dans l’ombre des salles de danse, peut-être y a-t-il un problème de conception du sport. Il y a le spectacle, avec du sensationnel, des records à tout prix,  de l’élévation des sportifs au rang de stars, des sponsors. Là les femmes ont du mal à se faire une place, à moins qu’elles apportent du scandale et du glamour. Et il y a le spectacle aussi, mais avec du travail acharné, de la progression et des échecs, du dépassement de soi et surtout, du plaisir sans mesure qu’on éprouve à pratiquer sa passion. Un record battu, c’est avant tout un homme ou une femme qui s’est surpassé-e. Dans celui-ci, et à tous les niveaux, les femmes ont toute leur place, la même que les hommes.

 

Morgane Ribout après sa victoire au championnats du Monde de judo de Rotterdam en août 2009

Crédits photos AFP

 

 

Mais le faible niveau de certains sports féminins reste une réalité et j’y reviendrai, ce sera la suite…

 

* d’athlétisme, d’athlétisme, bien sûr, la danse on a le droit.

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Published by Gabrielle - dans Poncifs et préjugés
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 19:01

 

 

Et  au fait , les Françaises sont championnes d'Europe en titre.  Eh oui, c'est un peu confidentiel, mais le niveau du basket féminin français est loin d'être mauvais.

L'Euroligue regroupe les plus grands clubs d'Europe et cette année, 3 équipes françaises sont en lice: Tarbes, Villeneuve D'Ascq et Bourges. Si Villeneuve et Tarbes l’ont emporté, Bourges s’est fait dominer à domicile par Prague (photo ci-dessous, Bourges en blanc). 

 

Crédits photos: André Béchade, site Bourges Basket SA

 

 

La concurrence sera rude. L'année dernière, un seul club français avait passé les phases de poule : c’est Bourges, qui a été ensuite éliminé en quart de finale, alors que la France est traditionnellement bien placée dans ce championnat. Cette année encore, le triple tenant du titre, le Spartak Moscou, part grand favori. Ce club russe qui réunit quelques-unes des meilleures joueuses mondiales (dont la Française Edwige Lawson-Wade ) est une vraie machine de guerre. Le Spartak n'est pas le seul club international à avoir recruté des joueuses Françaises: citons par exemple Sandrine Gruda qui joue dans le club d’Ekaterinbourg (Russie).


Il y a près de 158 000 licenciées à la Fédération Française de Basket, ce qui représente environ 40 % du nombre total de licenciés. Nous parlons bien d’un sport qui est très intense physiquement, qui sollicite énormément le corps et les articulations, pourtant les chiffres sont là. Une preuve de plus que le facteur culturel est prédominant dans le choix d’un spor!

 

Petite spécificité, le basketball féminin est regroupé au sein d’une Ligue Féminine, la LFB, qui dépend de la FFB. Les instances fédérales de plusieurs sports ont ainsi décidé d'opérer une scission féminin/masculin au sein de leur fédération, comme par exemple le handball. Ceci permet un développement indépendant de la pratique féminine sans que celle-ci soit phagocytée par les garçons, notamment pour la diffusion des communiqués ou par les actions de promotion. Il faut bien sûr que la pratique féminine soit suffisamment solide et ancrée pour permettre à la Ligue. En particulier, l'interlocuteur national de référence reste la ligue masculine, ce qui fait encore du masculin le neutre, e "par défaut", et du féminin une spécificité...

 

 

Pour suivre l’actualité du basket féminin français et international : http://www.basquetebol-saulzoir.com/.

Et en principe, la LFB met en place une webradio pour suivre les matchs de l’Euroligue en direct.

 

 

 

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Published by Gabrielle - dans Sports collectifs
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 10:18


Mercredi, au Havre, 9500 spectateurs sont venus assister à la victoire de la France sur l'Estonie, par 12 buts à zéro. Samedi dernier, ils étaient 8000 à Gerland pour applaudir les Bleues. Et surtout, 345 000 spectateurs étaient devant leur poste cet après-midi.

Bien sûr, un France-Autriche masculin rassemble 7 millions de téléspectateurs, mais ces chiffres sont tout de même  encourageants! Les efforts entrepris par la FFF sont payants, et cela montre que le public est au rendez-vous pour peu qu'on ai des propositions à lui faire: stades facilement accessibles, diffusion sur des chaînes gratuites...Sandrine Soubeyrand, interrogée après le match, rappelle l'énorme progrès qui a été fait: "Quand j'ai commencé, on jouait dans des stades presque vides. Ce soir, c'était presque complet !" La joueuse de 36 ans, qui évolue depuis 12 ans en Equipe de France, vient d'ailleurs de fêter sa 143e cape en Equipe de France. Elle dépasse ainsi le record de Lilian Thuram, venu en personne la féliciter.
 
En ce qui concerne les qualifications au Mondial 2011, la France est actuellement première de son groupe, à égalité avec l'Islande. L'objectif est actuellement de rester premier du groupe, pour n'avoir que des barrages à franchir avant la qualification. A peu près un tiers des matchs ont été disputés, et donc rien n'est encore joué; mais la France a gagné chacun de ses 3 rencontres, ce qui est de bon augure. ( Outre l'Estonie et l'Islande, les autres pays de la poule sont l'Irlande du Nord, la Croatie, et la Serbie, qui affrontera la France le 21 novembre ).


Pour ceux qui voudraient les voir "en vrai", les Bleues joueront à domicile le 27/03/2010 à Troyes et le 20/06/2010 au stade Marcel Picot à Nancy. Supporters de l'Est, tenez-vous prêts!
 
Et pour patienter, quelques images vidéos du France-Islande de samedi dernier, que la France a remporté 2-0.

Crédits photo: FFF.

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Published by Gabrielle - dans Football
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 22:51

 

C’est l’insulte la plus souvent balancée. Je pense sincèrement qu’elle est peu à même de toucher celles qui s’épanouissent dans leur sport et qui sont fières de leur corps ; mais quels dégâts cela peut faire sur des femmes qui n’ont pas confiance en elles !

 

J’avais déjà eu l’occasion de m’énerver sur ce sujet dans ce billet, c’est d’ailleurs ce qui est à l’origine de cette petite série.

 

On ne sait plus quoi faire des injonctions dont on nous bombarde : « Aie des seins et des fesses mais reste mince, mets-toi au régime mais ne soit pas maigre… » et à présente « Fais du sport mais ne sois pas trop musclée… ». Tout comme les femmes font régimes sur régime pour coller au modèle de minceur, elles se tiennent consciencieusement à l’écart d’une pratique sportive régulière, ou «pire », en compétition, pour rester « féminines ». (je reviendrai d’ailleurs aussi sur cette notion de féminité).

 

Je préviens, je ne vais pas balancer des photos d’athlètes en petite tenue pour faire mentir ce poncif. (Désolée pour les quelques visiteurs que Google m’amène régulièrement sur une requête « photos de sportives nues »). Entre autres parce que les quelques sportives qui trouvent grâce aux yeux des médias ne doivent rien à leur pratique mais tout à la génétique.

 

Appuyons plutôt là où ça fait mal : la pratique intensive du sport modifie le corps d’une manière assez peu conforme aux canons de beauté actuels et à la vision qu’on se fait de la féminité*. Et tant que nos représentations de la femme resteront figées, on continuera de trouver les sportives moches en général.

 

Je concède que c’est bien peu vendeur pour inciter des adolescentes à pratiquer un sport. Mais mettre en avant les seules sportives de haut niveau labellisées « féminines », comme on le fait souvent, n’est une bonne méthode qu’à court terme. D’une part, c’est finalement admettre qu’une femme n’est digne d’intérêt que si elle est belle à regarder et désirable, quoi qu’elle fasse. D’autre part, c’est peut-être jouer sur le mauvais terrain, car plus que les sportives, c’est leur activité en elle-même qui dérange…

 

…C’est d’ailleurs le sujet du prochain billet : « Le sport féminin, c’est moche. »

 

 

 

 

* fragilité, délicatesse, grâce…c’est bien joli, mais ça n’aide pas à porter ses valises toute seule.

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Published by Gabrielle - dans Poncifs et préjugés
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 20:08

J'ai parlé il y a quelques jours du géant de Sölden qui ouvrait la Coupe du Monde de ski et au cours duquel la skieuse autrichienne Nicole Hosp s'est gravement blessée. Son entraîneur Herbert Mandl a ensuite déclaré dans les médias que les pistes étaient trop difficiles pour les skieuses : "Nous devons absolument contrôler la vitesse des parcours. Ainsi nous réduirons les risques de blessure pour les coureuses". (voir l'article complet). Je ne suis pas familière du milieu du ski - je découvre d’ailleurs que les parcours de compétition masculins et féminins sont différents, mais la question m’interpelle.

 

On reproche toujours au sports de vitesse féminins d'être moins rapides et donc moins intéressants, alors est-ce que ce n'est pas tendre le bâton pour se faire battre? La requête d’Herbert Mandl est-elle un mouvement d’humeur de mauvais perdant, ou bien une inquiétude d’entraîneur ?

Faut-il mettre en place des compétitions très ardues ? On peut imaginer que seules quelques-uns tireraient leur épingle du jeu, laissant la majorité des autres concurrentes en difficulté ; quel est alors l’intérêt médiatique d’un tel spectacle? Mais imaginez une course « plus facile » moins rapide, moins vertigineuse, ou le groupe de tête se tiendrait dans un mouchoir de poche: pas follement enthousiasmant non plus.

 

La skieuse française Ingrid Jacquemod réagit sur ce sujet dans une interview du Monde que j’ai trouvée pertinente. Selon elle, il faut avoir « une boule au ventre au départ » et le danger est inhérent à la pratique. C’est aussi l’avis des skieurs canadiens interrogés par le site Québécois de « Réseau des sports ». Apparemment donc, les pistes dangereuses semblent aussi concerner les hommes. Mais il est évident que pour les femmes, le problème est aussi - et surtout - de ne pas montrer trop d'écarts de niveau avec le ski masculin.

 

Nous sommes d'accord: les femmes ne peuvent pas descendre aussi vite que les hommes. Mais surprotéger les skieuses serait préjudiciable à la discipline tout autant que des tracés trop relevés...pas facile de trouver le juste milieu.

 

 

 

Photo trouvée ici

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Published by Gabrielle - dans Sports d'hiver
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Qui suis-je?

Je suis une sportive amateure un peu touche-à-tout et très accro... Quand je ne suis pas en short, je suis une fervente spectatrice. Mais le sport féminin c'est pas facile à suivre dans les médias: pour une femme, mieux vaut être mignonne que championne. Dans ces conditions, difficile de motiver les copines pour un footing....