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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 23:55

Où l’on parle encore de course à pied! La marque Asics a mené une enquête sur la pratique de plusieurs milliers de sportifs européens; cette étude distille quelques comparaisons intéressantes entre hommes et femmes, qui vont plus loin que la simple pratique sportive…

 

La course à pied comme mesure d’hygiène

 

 

 

 

Ce graphe très intéressant qui dresse la liste des 10 raisons de courir les plus fréquemment citées. Je ne suis pas surprise des 2 premières : garder la forme, et perdre du poids. L’écart entre hommes et femmes n’est pas si important que ça : il faut croire que le matraquage manger-bouger fonctionne sur les deux sexes. Je rapprocherais de ceci les « bonnes résolutions » (qui touchent plus les femmes vu que les mags féminins les exhortent à se secouer le gras après Noël) ; et de la « recommandation du médecin ».

 

La course à pied est un sport accessible, mais a mauvaise presse. On considère que c’est chiant et pénible, alors on s’y met un peu forcé. « For fun » est en 3e position seulement, et en 5e position chez les femmes : j’ai peine à l’écrire mais il semble que les hommes font du sport pour s’amuser, les femmes daignent chausser les baskets pour rentrer dans leur maillot. (j’ai l’impression d’avoir écrit dix mille fois cette phrase ici)

 

« Se débarrasser du stress » arrive en 3e position chez les femmes, et est seulement 5e pour les hommes. Pour vous faire part de mes stats de comptoir, la communauté Courir au féminin regorge de femmes débordées entre boulot, conjoint, famille, qui trouvent un formidable dérivatif à la course à pied. J’avoue moi-même que c’est une des premières choses qui me fait enfiler mes runnings : le fait d’être seule face à moi-même, et de dépasser mes limites, est incroyablement apaisant.

 

 

 

 

Besoin de soutien

 

Les femmes sont plus sensibles que les hommes à l’influence de leur entourage. (en 4e position). Sur ce même forum CAF, (qui s’est développé au point d’être une mine d’infos sur le ressenti des sportives), le soutien de leur proches compte beaucoup pour les débutantes, d’où l’intérêt de communautés virtuelles pour s’encourager mutuellement ! Il faut dire qu’on ne peut pas attendre des mags féminins qu’ils poussent leur lectrices à se lancer dans des compétitions.

 

 

Peur du noir

 

Ce point fait écho à un débat qui a eu lieu chez Olympe. Les femmes n’aiment pas courir seules. Et s’il fait trop sombre, elles renoncent plus que les hommes à leur sortie : presque 1 française sur 4 a peur de courir la nuit. Pour répéter ce que j’ai déjà dit là-bas, le débat n’est pas simple et il ne s’agit pas d’être inconscient, mais je pense qu’on conditionne les femmes à croire qu’elles risquent plus qu’un homme en sortant seules. Je ne dis pas que j’adore courir la nuit mais je choisit des parcs suffisamment fréquentés et éclairés…

 


Manque de confiance en elles

 

Cet aspect transparaît à deux endroits. 37% des femmes ont déjà pensé à abandonner la course à pied, contre 27% des hommes. Évidemment, plusieurs facteurs s’accumulent : planning chargé, blessures, mais peut-être aussi que les femmes, habituées à se sous-estimer, pensent qu’elles n’y arriveront pas. Mais dans tous les sports, progresser c’est aussi dépasser ses limites…d’où l’importance d’avoir pris conscience de sa valeur.

 

Et enfin: on a demandé aux sportifs à quoi ils pensaient en courant : ainsi les hommes sont presque 20% à penser aux femmes. Les dames sont plus occupées à se demander ce qu’on pense d’elles (à 15%). Mais si on prend le bon côté des choses, cela signifie que 85% des runneuses n’en ont rien à fiche !

 

 

Arrivée du Marathon du Médoc

Photo trouvée sur le site de la course.

 

 

 

J'ai trouvé le graphe, ainsi que toute l'étude, ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Gabrielle - dans Essai transformé!
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 22:11

…ni les efforts intenses, ni les sensation fortes, ni la bagarre. Etc.

 

Leur manque de compétitivité « naturel » : voilà selon certains, ce qui détournerait les femmes de toute pratique à haut niveau. Et tiens donc, c’est aussi ce qui les tiendrait éloignées des filières professionnelles sélectives, des carrières brillantes et des lieux de pouvoir, quelle coïncidence. En plus, il se trouvera toujours quelqu’un pour dire « Est-ce que c’est un mal ? Ah, les femmes, elles au moins, n’ont pas envie d’écraser les autres, c’est tellement mieux… » Ah, ces tentatives de conforter les femmes dans un caractère soi-disant vertueux…mais qui comme par hasard, donne moins de reconnaissance, moins d’argent, moins de pouvoir.

 

Pour commencer par une parenthèse, la compétition n’est pas le seul ressort du sport, ni toujours le meilleur, mais on n’arrive pas à un certain niveau sans un minimum de niaque. D’ailleurs, même à un niveau amateur, on ne progresse pas sans s’accrocher. Et je distingue les perfectionnistes qui, en se comparant aux autres, évaluent leurs propres progrès, et ceux qui préfèrent gagner en jouant mal que perdre en jouant bien. Voilà qui est dit.

 

 

Et donc, de vraies compétitrices acharnées, qui veulent dépasser tout ce qu’il y a devant elles, j’en connais. Et pas qu’à haut niveau, des amatrices aussi. Zut alors, sont-elles des femmes ? Faut-il le répéter pour ceux qui croient aux fadaises de Mars et Vénus, l’esprit de compétition n’est pas inscrit dans les gènes masculins. C’est quelque chose qu’on nous inculque ou qu’on acquiert, selon notre caractère. Mais ce sont les garçons qu’on encourage dans ce sens : cet article, paru il y a quelque temps, m’avait frappée.

 

Ce billet explique également qu’on couve plus les fillettes que les garçonnets ; il en résulte que ces derniers découvrent mieux leur corps, appréhendent mieux l’espace et leurs limites. Ils se développent donc mieux : un coach de sport Co me disait qu’à âge égal les adolescentes qui débutent ont une coordination et une confiance en elle moins bonnes que les garçons, parce qu’elles n’ont pas fait de sport plus jeunes. De même, leurs muscles et leurs articulations sont moins renforcés et elles se blessent plus facilement. La prétendue fragilité des filles ne viendrait-elle donc pas de ce qu’on les surprotège ?

 

 

C’est enfin la même chose pour toutes les qualités qu’on développe en pratiquant un sport: compétition, mais aussi affirmation de soi, courage, esprit d’équipe, ténacité, obstination, agressivité - à bien distinguer de la violence- , perfectionnisme, ambition, j’en passe et des meilleures. Autant de qualités qu’on préfère voir chez les hommes. Les femmes, elles, apprendront plus tard dans les magazines que le sport sert uniquement à avoir le teint frais et les fesses fermes.

 

Chacun fait bien sûr du sport avec des sources de motivation qui lui sont propres ; mais si on faisait en sorte que chacun puisse trouver les siennes en fonction de son caractère et de ses possibilités, et non pas en fonction de son sexe ?

 

 

Photos: Ariane Friedrich (crédits photos Michael Steele/Getty Images Europe, trouvée ici) et Blana Vlasic (photo trouvée ici), deux sacrées sportives qui en veulent.

 


 

 

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Published by Gabrielle - dans Poncifs et préjugés
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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 21:16

Je voulais vous parler des championnats du Monde d’haltérophilie qui se sont déroulés en Corée du Sud du 19 au 29 novembre. Je voyais ça comme un truc de brutes, dangereux et basé sur la force pure. Mais faites un petit tour sur le site de la fédération: (si vous survivez à l’image du culturiste sur la page d’accueil, là, j’ai toujours des préjugés) : il semblerait que ce sport laisse la part belle à la coordination et à la maîtrise de soi. Avec une place importante du mental : car comment expliquer qu’un jour on n’arrive pas à soulever une charge qui aurait été facile un autre jour ? Et après tout, ce n’est pas plus abject de soulever des poids que de courir comme un dératé sur 100m.

 

 

Sibel Simsek médaillée de bronze en - 63 kg

 

 

Je trouve cette discipline étonnamment féminisée en France : 34% des 31000 licenciés français sont des femmes. L’haltérophilie féminine n’a été intégrée au JO qu’en 2000 à Sydney mais le moins que l’on puisse dire est que ce n’est pas le sport qui est le plus suivi. Les grandes nations de l’haltérophilie sont les pays d’Europe de l’Est et d’Asie. Chez les hommes comme chez les femmes, la Chine a raflé une grande partie des médailles cette année.

Chez les Françaises, Muslimé Sunar a terminé 19 e en -63 kg et Anaïs Michel 12 e en -48 kg. Si j’ai bien compris, les compétitions se déroulent par catégories de poids et la quantité de points marqués est fonction du poids soulevé mais aussi du poids de l’athlète.

 

J’ai jeté un œil sur les résultats des Championnats de Goyan. Et contrairement à ce qu’on peut penser, les « plus forts » ne sont pas les plus grands et les plus baraqués puisque le rapport poids soulevé/poids de l’athlète est parfois plus élevé chez les petits gabarits. Ainsi, si Jang Mi-Ran, la championne coréenne dans la catégorie +75kg soulève 1,6 fois son poids à l’épaulé-jeté, la chinoise Wang Mingjuan qui a gagné dans la catégorie des -48kg a soulevé 2,4 fois son poids pour la même épreuve, soit (gloups) 115 kg.

 

 

Jang Mi-Ran médaillée d'or en + 75 kg Sibel Ozkan Oz médaillée d'argent en - 48 kg

 

 

J’ai aussi trouvé un intéressant portrait de Marilou Dozois-Prévost, haltérophile canadienne interviewée avant les JO de Pékin, qui explique comment elle est venue à ce sport. (Elle a terminé 12 e cette année à Goyan, dans la catégorie des -53 kg) Evidemment, Marilou Dozois-Prévost est très mignonne, ce qui aide à être médiatisée. Mais je ne vais pas faire mine de découvrir qu’il vaut mieux être « beau et bien portant, etc… » , disons-nous que c’est toujours ça de pris pour l’haltérophilie féminine, et même masculine.

 

Enfin pour montrer un peu de technique, le lien de deux petites vidéos : chez les – 48kg et chez les +75kg aux JO de Pékin en 2008.

 

J’ai hésité pour les +75kg, parce que ces athlètes sont trop grandes, trop grosses, trop musclées par rapport aux "normes" actuelles;  je pense que ce lien a beaucoup circulé pour se moquer d’elles, et ce n'est certainement pas mon objectif.  L'idée est plutôt de ne laisser personne dans l'ombre, et de montrer qu’on peut être sportive de haut niveau sans faire une taille 38.

 

 

 

Photos trouvées ici.

 

 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 19:57

Rena Kanokogi est décédée le 21 novembre à l'âge de 74 ans. Née Rena Glickman, elle a été une ado new-yorkaise turbulente que son goût pour la castagne a amené à se passionner pour le judo; elle deviendra notamment la première américaine à atteindre la 7e dan. Surtout, "Rusty" s'est battue pendant des années pour faire reconnaître le judo féminin. Elle a hypothéqué sa maison pour organiser le premier Mondial de judo féminin (New-York, 1980). Et c'est  aussi grâce à elle que le judo féminin fut introduit aux JO en 1988 à Séoul; Rena Kanokogi y participa en tant qu'entraîneur pour les USA. Il paraît qu'elle n'a jamais voulu se dire féministe...et pourtant militer pour que les femmes puissent pratiquer librement le sport qu'elles ont choisi ressemble bien à du féminisme. Demandez à David Douillet, pour voir?

Mais pour tout vous avouer, je n'ai appris l'existence de Rusty que cet été, lorsque le YMCA de Brooklyn lui avait remis une récompense bien spéciale en forme d'excuse: une médaille gagnée 50 ans plus tôt et qu'on lui avait alors retirée. Pourquoi donc?

Il s'agissait d'un championnat organisé par le YMCA de New-York. Il n'y avait pas de judoka chez les Village People, mais le tournoi était bel et bien réservé aux hommes. Rena s'était déguisée pour participer  - à l'époque, il n'existait pas de compétition de judo féminine. Elle a remporté son tournoi; puis avoué être une femme, et avait été contrainte de rendre sa médaille. 

Photo trouvée ici

C'est un peu une "affaire Semenya" à l'envers. Aujourd'hui où tout ce qui ne rentre pas dans les cases est sujet à polémique, je me demande ce qui se passerait aujourd'hui si une femme déguisée en homme gagnait un tournoi de judo. On la renverrait dans sa catégorie? On instaurerait du judo mixte? Les concurrents battus porteraient réclamation?

A mon avis nous n'y sommes pas encore, mais... Les judokas sont classés par catégories de poids, les entraînement sont mixtes. Quand je pratiquais, j'ai souvent vu des femmes combattre à armes égales avec des hommes de même poids. N'oublions pas non plus que dans le judo, la force n'est pas tout., il faut de la vivacité et de la souplesse. On ne sait jamais: dans un tout autre registre, Oskar Pistorius et ses deux pieds amputés ont posé bien des problèmes existentiels à l'IAAF (Fédération International d'Athlétisme).


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Published by Gabrielle - dans Sports de combat
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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 20:18
Je n’aime pas tellement comparer hommes et femmes d’habitude, car on n’est pas là pour se faire la guerre ; mais je conseillerai à tous ceux qui voudraient se réjouir de victoires françaises moins laborieuses de s’intéresser aux résultats des sportives.

Rugby:

 

Crédits photos: Audrey Mérigault

D'autres photos ici

 

Hier, l’Equipe de France féminine de Rugby a disputé un test-match contre le Canada, en lever de rideau du match masculin France-Samoa. Les Bleues l’ont emporté 22-0, prenant ainsi leur revanche sur le résultat du test-match de mercredi, où elles s’étaient inclinées 5-14 à Dijon. C’est la première fois que le Stade de France accueillait du rugby féminin, sport peu féminisé, peu médiatisé, et peu suivi et c’est donc positif, même si on se demandait, chez Olympe, si c’était bien judicieux de faire jouer les femmes en « première partie » des hommes.

Vous pouvez lire le résumé du match et quelques réactions sur le site de la FFR.

Pour connaître les différentes compétitions sportives, pour avoir les résultats et surtout pour avoir des images ou des vidéos, je fais naturellement pas mal de recherches. Et je peux dire qu’en ce qui concerne le rugby féminin j’ai assez de mal à trouver de l’info nourrie et fréquente, même sur le site de la Fédération Française de Rugby. Alors je parle assez peu de rugby mais ce n’est pas faute de m’y intéresser…Petite Ailière et Snödroppe sauront me pardonner j’espère :) Fin de la parenthèse.

La France et le Canada se retrouveront dans la même poule lors de la coupe du monde, qui se déroulera d’août à septembre 2010 en Angleterre. Lors de la dernière édition en 2006, les Françaises avaient tout de même atteint les demi-finales et terminé 3e derrière l’Angleterre. Et pour la troisième fois consécutives, ce sont les Black Ferns, les Néo-Zélandaises, qui ont remporté la compétition.

 

 

La joueuse néo-zélandaise Amiria Rule

Photo trouvée ici

 

 


Football:

 

Corinne Franco

D'autres photos sur le diaporama du match.

 

Du côté des footballeuses, l’équipe entraînée par Bruno Bini a gagné 2-0 son match retour en Serbie ; leur jeu très offensif a laissé très peu d’occasions aux attaquantes serbe, et peut-être que le score aurait pu être plus élevé si elles n’avaient pas terminé le match à 10, après l’expulsion d’Elodie Thomis. Je n’en sais pas plus sur la raison de ce carton rouge, le match n’ayant pas été diffusé en France. Je vous laisse d’ailleurs regarder cette « vidéo » du match : tribunes vides, terrain pas terrible, les cris des joueuses résonnent et il n’y a pas de journalistes pour vraiment filmer la rencontre. C’est pourtant la quatrième victoire consécutive des Bleues dans cette phase de qualification à la Coupe du Monde, elles sont premières de leur groupe et n’ont encaissé aucun but depuis le début. Qu’on ne vienne alors plus dire que le foot féminin sera médiatisé quand il y aura des résultats: on voit bien par ailleurs que la médiocrité n’empêche pas d’être médiatisé.

 

 

Autres articles sur le parcours de l’équipe de France de football :

Football: les Bleues trouvent leur public!

Football: les Bleues à Lyon le 24 octobre, au Havre le 28

Les Bleues éliminées en quart de finale de l'Euro, coup dans l'eau pour les médias français.

 

 

 

Handball:

 

Photo trouvée ici

 

En ce qui concerne le handball, les Bleues ont disputé tout ce week-end le TIPIFF (Tournoi International de Paris Ile de France) et ont remporté leurs matchs. Après une courte victoire un peu inquiétante contre le Monténégro (20-18), la France s’est ressaisie contre le Portugal hier (30-25) pour finir par battre le Brésil 26 à 18 ce soir et remporte donc le tournoi, ce qu’elles n’avaient pas fait depuis 2003. Ces résultats sont encourageants pour la Coupe du Monde qui se déroulera en Chine du 5 au 20 décembre.

 


Autre article sur le parcours de l’équipe de France de handball :

Le monde merveilleux du sport féminin dans la pub 

Les handballeuses françaises en marche pour l'Euro 

 

 

 

 

 

 

 

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 20:30

 

J’ai trouvé par hasard (enfin pas trop quand même :D ) un ancien billet de Emelire que j’ai trouvé très très drôle.

 

 

Et vrai: au rayon des équipements sportifs pour enfants, il n’est pas une trottinette, pas une paire de rollers, pas un modèle de basket qui n’aie sa version rose guimauve. J’ai même vu des vélos avec siège « bébé » miniature pour faire comme maman et sagement promener sa poupée, pendant que les garçons iront pédaler dans les descentes en forêt boueuses. J’attends avec impatience le moment où les mamans réclameront des kimonos roses pour leurs fillettes qui s’entêteraient à faire du judo.

 

Il y a un détail qui me pique les yeux : le modèle rose est toujours signalé « pour fillettes »  ou alors "Girl" tandis que les autres modèles sont...« pour enfants ».  Déjà, je déteste qu’on fasse des femmes des cas particuliers; il s’agit  tout de même de la moitié de la population. Et je comprends ça comme ça: à la rigueur, les filles peuvent utiliser les vélos des garçons; mais les vélos roses, ce n’est certainement pas pour les garçons, pouah berk.

 

Voilà qui m’a fait réfléchir. Je relaie dans mon blog quelques actions de promotion du sport au féminin; mais qui se soucie de promouvoir l’équitation au masculin, par exemple? Dans un autre domaine, si on se démène pour inciter les jeunes filles à choisir des filières scientifiques très masculines, très peu d’actions sont entreprises pour féminiser des secteurs comme la santé ou le droit. Tiens donc. Ou comment dévaloriser ce qui est considéré comme « féminin ».

 

 

 

 

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 22:14

 

Olympe m’avait transmis cette vidéo il y a déjà quelque temps. Une pub qui m’a hérissée :

 

 

Avoir un corps parfait sans effort, mon oeil, c'est du pipeau. Et la perspective de ne plus avoir besoin de faire du sport intensif pour avoir des cuisses de rêve est présentée comme un rêve absolu,, je trouve ça nul. Je sais que rester  mince est pour beaucoup la seule motivation à faire du sport, mais ça m’attriste qu’on puisse passer à côté de tous les plaisirs qu’il peut apporter.

 

Je crois qu’il y a des exercices à faire avec cette chaussure pour optimiser son action, ce qui semble rébarbatif au plus haut point. Si on arrêtait de penser que le sport féminin se limite exclusivement aux salles de gym ? Le fitness ne me pose pas de problème particulier, mais est loin de plaire à toutes. Il y a tant de sports différents qu’on peut facilement trouver une discipline qu’on pratique avec plaisir, sans se forcer.

 

 

De toute façon, quel que soit le sport choisi on est priée de le pratiquer de manière sexy. Ben voyons. Je vous laisse regarder cette pub canadienne, également transmise par Olympe :

 

 

 

Et si l’on est sportive de haut niveau, même combat. L’affiche du TIPIFF (Tournoi de hand féminin qui a lieu à Paris) m'avait déjà choquée. Ce visuel a une connotation encore pire que le précédent (à l’occasion de la coupe du Monde qui se déroulait en France). Un de mes amis a en effet remarqué que les jambes bottées de rouge et blanc rappellent étrangement les poteaux des buts…entre lesquels il faut envoyer la balle. Belle évocation, vraiment.

 

 

 

Karine m'a ensuite transmis le lien de ce billet de Têtu, et j'ai vu ne suis pas la seule à grogner. Il y a aussi un clip vidéo sur les joueuses de l'équipe de France qui montre bien où veulent en venir les sponsors.

 

Cet article donne également une info intéressante sur la suppression de l’épreuve de marteau à l’ex-Golden League, future Ligue de Diamant. Encore une fois les instances sportives renoncent à mieux faire connaître une discipline pour satisfaire le désir de spectaculaire et de glamour du public. Les lanceuses et les lanceurs ne font pas rêver ? Supprimons ce pénible spectacle au lieu d’essayer de convertir les spectateurs !

 

A ce rythme de soumission à l’audience, j’ai bien peur que la retransmission télé des prochains JO se limite au sprint masculin et aux beach-volleyeuses en shorty.

 

 

 

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 20:15

Je fais ce que je peux pour suivre l’actualité des sportives, mais inévitablement je prends toujours du retard…voici les quelques évènements que je voulais partager, du plus ancien au plus récent.

 

Surf:

 

 

Lee Ann Curren, qui évoluait jusque là sur le circuit féminin WQS, a réalisé une très bonne saison qui va lui permettre de se hisser au sein du circuit d’élité WCT, réservé au 18 meilleures surfeuses. Le classement est basé sur un système de points que les surfeuses accumulent lors des différentes compétitions. La jeune surfeuse est la troisième française à accéder à ce club très fermé. Le surf féminin est encore peu développé et les surfeuses ont toutes les peines du monde à trouver des sponsors, j'espère donc que cette bonne nouvelle permettra de susciter des vocations et attirera plus de médias.

 

Photos trouvées ici

 

Football:

 

Ligue des Champions : l’aventure continue pour l'Olympique Lyonnais qui a éliminé Fortuna Hjorring (DAN) et  pour Montpellier, vainqueur du Bayern München (ALL). Les deux clubs Français sont qualifiés pour les quarts de finale qui auront seulement lieu les 10 et 17 mars 2010. Le tenant actuel du titre est le club Allemand de Duisburg qui compte notamment dans ses effectifs Inka Grings, une des attaquantes de la redoutable équipe nationale Allemande. Ce beau parcours est une vitrine de choix pour les deux clubs français qui augmentent ainsi leur rayonnement à l'étranger.

 

L'attaquante de Lyon Elodie Thomis (en noir)

 

Inka Grings sous les couleurs de Duisburg (vert) lors de la finale de la Ligue des Champion 2009

Photos trouvées ici

 


Sports d'hiver - saut à ski

 

 

Toujours pas de saut à ski à Vancouver. Sans doute motivée par des raisons organisationnelles, les sauteuses canadiennes qui portaient plainte pour discrimination ont été déboutées. Il n’y aura pas de saut à ski aux JO de Vancouver en 2010, mais les skieuses espèrent obtenir gain de cause pour les Jeux de Sotchi en 2014.

 

Photo trouvée ici

 

Athlétisme

 

L’athlète éthiopienne Tirunesh Dibaba revient très fort après son forfait aux championnats du monde de Berlin,. La double championne olympique du 5000m et du 10000m vient de battre le record du monde du 15km en l’abaissant à 46’28’’, à l’occasion de la Course des 7 collines aux Pays-Bas. J'ai une admiration particulière pour les coureurs de fond et je suis capable de regarder avec passion chacun des 26 tours de piste d'un 10000m, c'est grave docteur? Du côté des hommes, c’est encore un Ethiopien qui l’a emporté. Il s’agit de Sileshi Sihine, qui n’est autre que le…mari de Dibaba. Le footing du dimanche en amoureux doit être très, très rapide.

 

Tirunesh Dibaba après sa victoire au 10000m aux JO de Pékin en 2008.

Crédits photo: Reuters

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 20:29

Quand le supporter lambda est à court d’arguments pour exprimer son désintérêt pour les sports féminins, l’argument « de raison » est la faiblesse du niveau et la pauvreté du spectacle. Ça va de « ya pas d’ambiance » à « c’est pathétique » en passant par « on s’ennuie ». L’amoureux des sports qui a tapé « le foot féminin est ridicule » dans une requête Google pour atterrir ici ne me contredira pas, je pense…

 

Je ne parle pas ici de niveau en termes de performance, mais en termes de maîtrise technique. J’en ai déjà parlé dans mon article précédent : il est clair pour moi que si la puissance n’égale pas celle des hommes, rien n’empêche les femmes d’acquérir la maîtrise technique et tactique …dans des conditions d’entraînement équivalentes.

 

 

Photo: pub Puma avec la footballeuse brésilienne Marta, trouvée ici

 


En l’état actuel des choses, ce n’est malheureusement pas un cliché : la pratique féminine de certains sports est loin d’égaler celle des hommes. Je pense en particulier à des sports très récemment féminisés comme le rugby, le football (sauf aux USA).  Mais avant de proclamer, comme je l’ai déjà vu sur des forums de sports, que c’est génétique et basta, penchons-nous un peu sur la réalité.

 

Tout d’abord, le niveau général d’un sport à l’échelle d’un pays dépend étroitement du nombre de jeunes pratiquantes. Il est évident qu’un vivier réduit de pratiquantes dans les plus petites catégories d’âge ne permet pas une sélection acérée pour le haut niveau.

 

Les parents n’inscrivent pas volontiers leurs fillettes dans les sports dont je parle. D’une part, il faut déjà avoir entendu parler de la pratique féminine du sport concerné. Et si c’est le cas, et que par hasard l’enfant demande elle-même, ce n’est pas encore gagné : soit l’activité est trop connotée garçon au goût des parents qui préfèrent voir leur enfant dans des activités « de son sexe », soit la pratique est tout bonnement impossible faute de structure à proximité de leur domicile. Pour m’être changée des années dans un placard sans douches, car la municipalité refusait les travaux pour des vestiaires de filles, je sais qu’il faut parfois s’accrocher pour pratiquer son sport. Ne serait-ce que d’un point de vue strictement organisationnel et matériel.

 

Supposons maintenant que notre petite fille ait réussi à s’inscrire dans le club de ses rêves, que ses parents la soutiennent, que les moqueries éventuelles de ses camarades ne la rebutent pas et enfin…qu’elle soit exceptionnellement douée pour son sport. Comment le coach pourra-t-on convaincre ses parents, et elle-même, de s’engager pour le haut niveau, alors qu’il n’y aura la plupart du temps ni reconnaissance médiatique, ni sponsors à la clé en réponse aux sacrifices qu’elle devra endurer?

 

La passion n’est pas tout. Je comprends parfaitement la réticence des sportives à s’engager pour un sacerdoce aussi peu rémunérateur. Pour les quelques stars du tennis que l’on connaît, il y a des centaines de grandes athlètes qui sont contraintes d’exercer un métier pour subvenir à leur besoin. A mon mini-niveau et malgré tout le plaisir que j’éprouve à pratiquer mon sport, aller me coltiner ma séance un soir pluvieux de novembre après une journée de boulot, c’est hardos. Imaginez alors cette situation lorsque l’entraînement, c’est tous les jours ; lorsque que tous les week-ends sont pris, que cela s’accompagne de stress vis-à-vis des résultats, de régimes alimentaires et privations diverses…

 

Voici pour le point de vue des sportives. Du côté des encadrants et dirigeants, ce n’est guère plus facile. Faire un tourner un club ou créer un pôle d’excellence, cela réclame une énorme motivation, du temps, et de l’argent, et quand il s’agit de sport féminin cela s’apparente bien souvent au tonneau des Danaïdes. Il y a bien sûr de belles réussites, mais aussi beaucoup qui se découragent et jettent l’éponge alors même que les filles sont présentes et motivées.

 

Vous m’avez donc compris, pour moi la sous-médiatisation des sports féminins et les préjugés qui l’entourent forment avec les sous-effectifs un cercle vicieux qu’il apparaît nécessaire de briser. La plupart des dirigeants sportifs ont saisi qu’il fallait attirer plus de jeunes filles vers ces sports peu féminisés, voire susciter plus de vocations dans des sports certes féminisés en loisirs mais désertés dès qu’il s’agit de compétition, comme la course à pied par exemple.

 

Malheureusement –est-ce parce que les dirigeants sont majoritairement des hommes, ou est-ce le fait de la pression des annonceurs ? – la mise en équation de ce problème se résume bien souvent à « Plus de féminité ! Montrons que ce sont de vraies femmes pour rassurer le public ». C’est ainsi que de désastreuses (à mon sens) campagnes de communication ont vu le jour que ce soit pour le handball ou pour le football, pour le ski… Pour moi c’est un pansement sur une jambe de bois ; on contourne ainsi soigneusement la lutte contre les stéréotypes sexistes. On continue à insinuer que l’on se doit d’être femme avant d’être sportive, et désirable, s’il vous plaît. Mais je développerai cette histoire de féminité dans un prochain billet.

 

Je préfère en effet vous parler des belles initiatives qu’on a pu voir ici et là. 

 

Photo trouvée ici

 

Dans le foot : je n’arrête pas de vous en parler!

Dans le basket : l’opération Marraines de cœur implique les basketteuses dans de nombreuses actions caritatives centrées sur leur sport. Un moyen efficace de donner envie aux jeunes filles de s’y mettre !

J’ai touché un mot du triathlon ici.

Et pour la course à pied, le site Courir au féminin met notamment en ligne le portrait de membres du site : des nanas normales qui décident un jour de se mettre à courir 2 km, puis 5, 10, et terminent un jour un marathon, puis un ultra…L’avantage de la course à pied c’est que c’est un sport qu’on peut vraiment commencer à tout âge.

Enfin en ce qui concerne le rugby, Snödroppe à l'art de toujours dégoter de jolies photos qui donnent envie de se mettre en short illico.

 

Plus généralement, sous l’initiative de dirigeants motivés, des plateaux d’initiation voient le jour dans divers sports. L’occasion de faire ses premières armes, de voir « en vrai » des joueuses féminines, et d’être tentée de faire pareil! Il y a aussi tous les sports UNSS (scolaires) qui sont l'occasion d'apprendre un sport pour un prix réduit dans le cadre du collège ou du lycée.

 

 

 

 

 

 



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Published by Gabrielle - dans Poncifs et préjugés
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 17:16


En France, très peu de gens sont capables de citer ne serait-ce que trois footballeuses de l'Equipe nationale féminine, mais Elizabeth Lambert est en passe de devenir une célébrité. Tout du moins elle a défilé sur tous les écrans. Youtube, blogs, le buzz a même atteint Lemonde.fr qui diffuse sur son site la vidéo de cette joueuse de football qui frappe et tire les cheveux de ses adversaires, alors même que le football féminin peine à se faire voir dans les grands médias. Et ce n'est pas faute de succès, puisque les Françaises ont brillament, elles, entamé leur phase de qualification à la coupe du Monde 2011.

J'imagine qu'il est beaucoup plus confortable pour n'importe quel beauf de canapé de ricaner devant des femmes qui se battent que de voir de beaux dribbles d'Elodie Thomis ou des buts de  Gaétane Thiney. Montrer des femmes bagarreuses, aggressives et dénuées de fair-play ne fait que renforcer les préjugés sur les sportives et flatte les petits machos. Si c'est juste marrant, désolée mais ça m'échappe, et ça ne grandit personne. Si c'est pour dénoncer la violence dans le sport, ce soudain intérêt pour les footballeuses est suspect de la part de sites qui font toujours la part belle au foot masculin. Disons plutôt que ça paraît infiniment plus choquant (et donc source de visites) quand il s'agit de femmes!

Les sites qui choisissent de ne montrer du foot - ou autre sport - féminin que lorsqu'il y a de la bagarre abordent ceci du point de vue du cas particulier, du sensationnel, et peu importe l'intérêt qu'il aura tant que cela génère de la fréquentation. J'ai bondi de mon canapé quand j'ai tapé "foot féminin" sur Google: dans les 10 premiers résultats, on trouve plusieurs fois un lien pour la vidéo de cette fameuse Mme Lambert, et des photos des Bleues nues. Il ne reste pas beaucoup de place pour les sites de clubs ou ceux qui parlent vraiment du foot féminin. C'est effectivement, pour les médias, tout le problème de l'offre et de la demande. Les femmes nues, les femmes qui se battent, ça fait grimper les statistiques. J'ai toujours des visiteurs qui arrivent sur mon blog après avoir tapé "photos belles femmes sportives nues" ou approchant (je ne pense pas qu'ils restent bien longtemps, après).

C'est à ma toute petite échelle que je choisis de faire découvrir de nouvelles choses...voilà donc de belles vidéos que je voudrais vous montrer:

Sur le site de la FFF, le résumé vidéo du match France-Islande du 24 octobre dernier à Gerland (victoire de la France 2-0)

Ci-dessous, une vidéo amateur qui résume le match PSG-Juvisy qui a eu lieu le 18 octobre au Parc des Princes (victoire PSG 1-0).


PSG-Juvisy, D1 féminine (J4) au Parc des Princes (18/10/09)
par Globulerougeetbleu


Photo: Crédits girlsplay, trouvée ici
L'équipe féminine de Montpellier a éliminé hier le prestigieux Bayern de Munich en 8e de finale de la Ligue des Champions.



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Qui suis-je?

Je suis une sportive amateure un peu touche-à-tout et très accro... Quand je ne suis pas en short, je suis une fervente spectatrice. Mais le sport féminin c'est pas facile à suivre dans les médias: pour une femme, mieux vaut être mignonne que championne. Dans ces conditions, difficile de motiver les copines pour un footing....