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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 07:00

Je n'ai découvert Pascale Jeuland et son titre mondial que la semaine dernière, via le blog Vélo féminin. Et je découvre quelques jours plus tard sa résignation face aux difficultés que peut rencontrer une cycliste, même titrée, pour s'entraîner. C'est à lire ici. J'ai trouvé aussi un article qui date d'il y a deux ans, où Pascale raconte un peu son parcours et les sacrifices qu'elle a fait pour pouvoir pratiquer à haut niveau.

 

En résumé, la jeune cycliste a fait le choix de suivre des études courtes pour pouvoir s'entraîner, mais a aujourd'hui beaucoup de difficultés à concilier son travail à mi-temps et le cyclisme. Pascale Jeuland n'a que 22 ans, et a sans nul doute une belle carrière devant elle...encore faut-il qu'elle la poursuive!

 

Je suis toujours un peu amère lorsque j'entends pester contre les sportifs français qui ne ramènent pas (ou peu) de médailles. A entendre les râleurs, les Français n'ont pas la mentalité de gagnant des Américains ou autres Allemands, et gna gna gna... Certes, mais il est certainement plus facile d'avoir la niaque lorsqu'on peut s'entraîner à plein temps et qu'on est libéré des problèmes financiers. Sans forcément atteindre les sommets qu'on connaît dans le foot masculin (et qui n'est pas un gage de réussite, d'ailleurs)...

 

Les sportifs de haut niveau qui sont obligés de travailler sont bien évidemment légion, mais suis-je la seule à avoir l'impression que les femmes sont les plus nombreuses à ne pas pouvoir vivre de leur sport?

 

 

 

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commentaires

charles 17/04/2010 13:25


Bonjour

C'est vrai que les nouvelles couleurs de votre bloque sont belles. Le bleu des commentaires nous sautent aux yeux.

votre Question:
''Les sportifs de haut niveau qui sont obligés de travailler sont bien évidemment légion, mais suis-je la seule à avoir l'impression que les femmes sont les plus nombreuses à ne pas pouvoir vivre
de leur sport? ''

bien sûr je vais encore parler du seul contexte que je connais ici au Canada, pas la situation en Europe que je connais assez mal.

Dans les sports d'équipes ( soccer, basket, hockey, etc) c'est effectivement les cas. L'ensemble des femmes qui pratiquent ses sports d'équipes ne sont pas rémunérés. Exception faite des sportives
de hauts niveaux qui sont recrutées par les clubs professionnels dans la Women's Professional Soccer et de la Women's National Basketball Association. Au Hockey, seules les filles de l'Équipe
nationale peuvent vivre de leur sport. Les 75,000 autres hockeuses n'ont aucune rémunération salariale.

Les clubs universitaires tentent d'offrir aux sportives un ''environnement'': logement gratuit, transport fournis, dépenses défrayés et encadrement sportif. Mais il n'y a aucune rémunération
salariale. À ce niveau les hommes ont le même traitement. Aux USA, l'avantage pour les sportives étudiantes c'est de bénéficier de bourses d'études assez alléchantes. Les universités canadiennes
n'ont pas ses budjets financiers pour offrir de tels bourses dans leurs programmes sportifs. Si bien que nos meilleures sportives étudiantes, se font offrir des bourses d'Universités américaines
pour aller étudier et jouer dans leurs clubs. Il y a un exode vers les USA quoi que depuis deux ans, je sens que le vent se calme un peu.

Dans les sports individuels, il y a eu heureusement un véritable changement de mentalité avec la préparation des derniers jeux olympiques d'hiver. Le programme fédéral '' À nous le podium'' a
injecté plusieurs millions de dollars dans l'entraînement des athlètes (hommes et femmes). Nous avons eu tous peur que le programme soit abandonné après les jeux de Vancouver.Mais bonne nouvelle,
le programme a reçu un vote de confiance lors du plus récent budget du gouvernement fédéral, obtenant 17 millions $ supplémentaires pour les deux prochaines années. Ceci s'ajoute aux 47 millions $
que le gouvernement fedéral dépense déjà chaque année pour financer l'élite des athlètes des sports d'hiver et d'été. Mais il faut faire partie de l'élite dans son sport pour recevoir une bourse du
gouvernement fédéral sinon on est obligé de subvenir seul(e)à sa pitance. Plusieurs athletes féminines bénéficent de ce programme mais ce sont toujours une minorité dans chaque discipline sportive.


Snödroppe/Sophie 16/04/2010 13:35


Chez moi, c'est du bleu clair, tout aussi printanier que ton vert clair! ;-)
Oui, tes "travaux printaniers" sont réussis!


Gabrielle 16/04/2010 10:58


coucou, oui en fait je le trouvait un peu triste...j'espère que c'est bien, perso je trouve ça plus aéré, plus clair.

d'ailleurs je crois que c'est ton thème aussi, non? :))


Snödroppe/Sophie 16/04/2010 10:40


Gros coup de printemps sur ton blog! ;-)


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Je suis une sportive amateure un peu touche-à-tout et très accro... Quand je ne suis pas en short, je suis une fervente spectatrice. Mais le sport féminin c'est pas facile à suivre dans les médias: pour une femme, mieux vaut être mignonne que championne. Dans ces conditions, difficile de motiver les copines pour un footing....